Une majorité de sondés rejettent l'initiative « No-Billag »

Selon le premier sondage Tamedia, l'initiative 'No-Billag' serait pour l'instant rejetée. Egalement ...
Une majorité de sondés rejettent l'initiative « No-Billag »

Une majorité de sondés rejettent l'initiative

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

Selon le premier sondage Tamedia, l'initiative 'No-Billag' serait pour l'instant rejetée. Egalement soumis au peuple le 4 mars prochain, le nouveau régime financier 2021 serait, lui, accepté.

Si la votation avait eu lieu le 15 janvier, près de trois personnes sur cinq (59%) auraient dit 'non' ou 'plutôt non' au texte qui veut abolir la redevance radio-TV. Les opinions favorables se seraient élevées à 40%, indique le premier sondage du groupe de presse Tamedia, publié vendredi. Seuls 1% des sondés n'ont pas encore arrêté leur choix.

Sans surprise, c'est au sein des partisans de l'UDC que le texte trouve le plus large et le seul soutien (73%). L'initiative est rejetée par la majorité des sympathisants des autres partis, en particulier par le camp rose-vert (82%) et les Vert'libéraux (78%).

Pas de conflit de générations

Etant donné que les minorités linguistiques profitent plus fortement de la redevance, on pourrait s'attendre à des écarts significatifs entre les régions. Ce n'est pourtant pas le cas. Le rejet est certes un peu plus élevé en Suisse romande (63%). Toutefois, il est quasiment au même niveau outre-Sarine (57%) qu'en Suisse italienne (58%).

Les résultats ne dessinent pas non plus un conflit entre les générations. Le rejet se situe autour de 60% dans toutes les classes d'âge. La valeur la plus faible est enregistrée chez les 35-49 ans (56% de 'non' ou 'plutôt non'). C'est au sein de cette classe d'âge que le soutien au texte est le plus fort (43%).

Indépendance

Auprès des partisans du texte, l'argument qui convainc le plus (28%) est que 'la SSR est un colosse qui produit une offre médiocre par rapport à ses dépenses'. De plus, près d'un quart (24%) estiment que la redevance est 'une mise sous tutelle paternaliste des citoyens'.

Du côté des opposants, ce sont avant tout les arguments liés à l'indépendance des médias et à leur rôle pour la démocratie qui font mouche. Près d'un tiers (32%) juge que 'l'initiative mettrait en péril la diversité des médias' et augmenterait la dépendance vis-à-vis des investisseurs privés.

Un peu plus d'un quart (28%) invoquent l'importance des reportages diversifiés dans toutes les régions linguistiques pour la formation des opinions. En revanche, les arguments selon lesquels des milliers de personnes perdraient leur emploi et 21 radios et 13 télévisions locales seraient menacées en cas de oui ne convainquent que peu (8% chacun).

Oui au régime financier

Un peu plus de la moitié des sondés (54%) auraient dit 'oui' ou 'plutôt oui' au nouveau régime financier 2021. Un peu plus d'une personne sur cinq (21%) aurait refusé de prolonger le droit de la Confédération de prélever l'impôt fédéral direct (IFD) et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) jusqu'en 2035. Un quart n'a pas encore fait son choix.

Les partisans de la plupart des partis penchent clairement en faveur du texte. Seuls les sympathisants de l'UDC sont plus partagés. Près de deux sur cinq (39%) sont 'pour' ou 'plutôt pour' tandis que 37% diraient 'non' ou 'plutôt non'.

Du côté des partisans, près de la moitié (45%) estiment que la Confédération, qui verrait ses revenus diminuer de deux tiers en cas de non, a besoin de cet argent pour financer ses devoirs. La moitié des opposants avance, elle, que les dépenses fédérales augmentent chaque année et qu'une 'correction radicale' est nécessaire.

Ce sondage a été réalisé en ligne le 15 janvier. 15'197 personnes issues des trois régions linguistiques y ont participé. Les données ont ensuite été pondérées selon des variables démographiques, géographiques et politiques. La marge d'erreur se situe à +/- 1,1 point de pourcentage.

/ATS
 

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