Zurich: demande d'essai de maïs et d'orge génétiquement modifiés

Des chercheurs zurichois ont développé des plantes de maïs et d'orge porteuses d'un gène de ...
Zurich: demande d'essai de maïs et d'orge génétiquement modifiés

Zurich: demande d'essai de maïs et d'orge génétiquement modifiés

Photo: UZH

Des chercheurs zurichois ont développé des plantes de maïs et d'orge porteuses d'un gène de résistance, provenant du blé, qui protège de certaines maladies fongiques. Une requête pour des essais en plein champ a été déposée.

Le mildiou, la maladie des taches grises ou le charbon du maïs peuvent provoquer des pertes de récoltes considérables. L'équipe de Beat Keller, à l'Université de Zurich (UZH), a intégré à des plantes de maïs et d'orge un gène appelé Lr34 qui protège le blé de plusieurs espèces de champignons.

En laboratoire et sous serre, ces variétés transgéniques ont répondu à toutes les attentes, a indiqué l'UZH mardi dans un communiqué. Les chercheurs entendent maintenant tester leur capacité de résistance en conditions réelles.

Une demande d'autorisation pour un essai en plein champ sur le site d'Agroscope à Zurich-Reckenholz a été déposée auprès de l'Office fédéral de l'environnement. La décision est attendue pour ce printemps. Les essais porteraient au maximum sur cinq ans, jusqu'en 2023.

Rouille, charbon et oïdium

Le gène Lr34 devrait notamment protéger le maïs de la maladie des taches grises et du charbon, l'orge de la rouille naine et des champignons de la famille des érysiphacées, responsables de l'oïdium.

Il s'agit pour les chercheurs également de mieux comprendre le fonctionnement de ce gène, dont la structure s'apparente davantage à une protéine transportant des substances à travers la membrane cellulaire.

Lr34 est utilisé et sélectionné de manière ciblée depuis plus d'un siècle dans la culture du blé. Les maladies concernées ne sont toujours pas parvenues à contourner cette défense, souligne l'UZH.

Essais en cours

Les scientifiques zurichois entendent par ailleurs poursuivre leurs essais en cours depuis 2014 à Reckenholz avec du blé présentant une meilleure résistance à l’oïdium grâce au gène de résistance Pm3 provenant du blé. L'autorisation est arrivée à échéance à la fin de l'année et une nouvelle demande pour cinq ans a été déposée.

Les nouveaux essais visent à étudier la descendance d'un croisement entre des lignées de blé étudiées jusqu’à présent et d'autres qui n'ont pas encore été examinées en plein champ.

Il s’agira également de caractériser les plants de blé porteurs de deux variantes de Pm3 issues du seigle et qui avaient déjà été introduites dans le blé au siècle dernier par la sélection classique.

/ATS
 

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