A Athènes, on oublie la crise en dansant le swing

Les écoles de swing éclosent à Athènes permettant aux Grecs d'oublier leurs difficultés avec une danse qui a pris son essor pendant la Grande Dépression aux Etats-Unis. "Il y a cinq ans, il n'y avait pas de scène swing à Athènes, cette danse ne faisait pas partie de notre culture", se souvient Josephine Yannakopoulou.

Surnommée Joss, elle dirige avec deux autres danseurs "Athens swing cats", une des deux principales écoles de la capitale grecque qui enseignent le swing. Cette danse endiablée issue du charleston se danse en couple sur des rythmes de jazz, be-bop et rock.

"A l'époque, nous avons commencé avec huit élèves, pour passer graduellement à 15, puis 30 avant d'atteindre ces dernières années des centaines", poursuit cette trentenaire gréco-française.

Si les débuts ont été difficiles, l'entreprise est bénéficiaire depuis l'an dernier. Les affaires sont maintenant tellement bonnes qu'elle a abandonné son poste universitaire obtenu après un doctorat en musicologie et histoire de la danse à Edimbourg pour se consacrer au développement de son entreprise.

Bals en plein air

Nasos Dimalexis, ingénieur de 43 ans, qui suit des cours une fois par semaine, explique que "c'est la crise qui a provoqué en quelque sorte la mode de swing. C'est une façon d'oublier nos problèmes, nous nous amusons et les fêtes qu'on organise ne sont pas chères, les boissons sont à des prix bas", ajoute-t-il.

Organisés dans des bars ou en plein air, ces bals rassemblent dans une ambiance allègre des centaines d'Athéniens, danseurs ou spectateurs, en jeans ou jupes courtes, ou en pantalons rappelant les années 30 ou 50.

Festival philanthropique

Le swing est né aux Etats-Unis à la fin des années 20, coïncidant avec la crise de 29 et la Grande Dépression, et s'est développée dans les années 40 marquées par la guerre.

Et la communauté swing à Athènes n'oublie pas d'être solidaire, dit Ben. Depuis trois ans, un festival swing philanthropique se tient à Athènes au début de l'été. L'année dernière, les recettes étaient pour les sans domicile fixe et cette année pour les familles démunies d'Athènes.

/SERVICE


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