169 morts en 3 jours, Maliki craint un conflit confessionnel

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a mis en garde jeudi contre les tentatives de raviver "la guerre civile confessionnelle" dans le pays. L'Irak est touché par une vague de violences qui a fait au moins 169 morts en trois jours.M. Maliki a appelé les hommes de religion, les journalistes et tous ceux qui s'inquiètent de l'avenir du pays "à prendre l'initiative et à ne pas rester silencieux face à ceux qui veulent ramener le pays à la guerre civile confessionnelle". Ses propos ont été diffusés par la télévision publique.L'Irak avait connu une flambée de violences confessionnelles en 2006-2007, qui avait fait des milliers de morts, après l'attaque d'un lieu saint chiite en 2006 à Samarra.La nouvelle vague meurtrière a débuté mardi après un assaut des forces de sécurité contre un rassemblement anti-gouvernemental près de Houweijah (nord). Cinquante-trois personnes sont mortes dans les heurts qui s'en sont suivis.Départ de Maliki réclaméDes attaques de représailles et des heurts se sont depuis succédé à travers le pays. Au total, 169 personnes sont mortes et 280 ont été blessées en trois jours, dont une grande partie dans ces violences.Il s'agit des troubles les plus meurtriers liés aux manifestations anti-Maliki lancées fin décembre dans les régions à majorité sunnite de ce pays à majorité chiite.Les protestataires sunnites réclament le départ du Premier ministre, un chiite accusé d'accaparer le pouvoir et de marginaliser les sunnites.Renforts déployésJeudi, l'armée a déployé des renforts autour de Souleimane Bek (nord), tombée la veille aux mains d'hommes armés, et se préparait à y entrer, ont indiqué un officier supérieur et un responsable.Des combattants non identifiés ont pris le contrôle de cette ville de la province de Salaheddine mercredi après des combats meurtriers avec les forces de sécurité, qui s'en sont retirées. /SERVICE


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