Aide aux réfugiés somaliens et sud-soudanais réduite de moitié

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé vendredi réduire de moitié, à partir de samedi, les rations alimentaires distribuées aux réfugiés somaliens et sud-soudanais présents dans des camps kényans. Cette décision a dû être prise faute d'argent.

"Environ un demi-million de réfugiés, principalement venus de Somalie et du Soudan du Sud et vivant dans les camps de Dadaab et Kakuma dans des régions reculées du nord du Kenya recevront des rations réduites du Programme alimentaire mondial en raison de fonds insuffisants", dit-il dans un communiqué.

Le PAM explique avoir des difficultés à recueillir les 38 millions de dollars nécessaires pour couvrir ses opérations sur les six prochains mois. "Le PAM a fait tout ce qu'il pouvait pour éviter de réduire les rations", a affirmé Paul Turnbull, responsable adjoint du programme au Kenya. Mais le PAM, qui continue de chercher à lever des fonds, a dû s'y résoudre pour ne pas avoir à totalement stopper sa distribution de nourriture dans dix semaines.

Les rations alimentaires, qui contiennent des céréales, des légumes secs et de l'huile de cuisson passeront d'environ 2100 à 1050 kilocalories par personne et par jour.

Plus de 500'000 réfugiés en tout

Dadaab, le plus grand complexe de camps de réfugiés au monde, situé près de la frontière somalienne, accueille plus de 350'000 réfugiés somaliens, qui ont fui sécheresses récurrentes et état permanent de guerre civile dans leur pays depuis plus de 20 ans.

Dans le nord-ouest, Kakuma abrite quelque 125'000 réfugiés, parmi lesquels de nombreux Sud-Soudanais fuyant les récents combats dans leur pays. Le PAM, qui affirme pouvoir continuer de fournir des aliments fortifiés aux enfants et aux femmes enceintes, espère pouvoir redistribuer des rations normales en janvier.

Dix millions par mois

Le PAM a besoin d'environ 10 millions de dollars par mois pour distribuer 9700 tonnes de nourriture aux quelque 500'000 réfugiés qui en ont besoin au Kenya.

Mais les crises - parmi lesquelles la récente épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest - se multiplient dans le monde, diminuant l'argent des donateurs alloués à un seul programme. "Nous sommes conscients que les budgets sont serrés", poursuit le PAM. "Mais nous devons malgré tout appeler à davantage de fonds".

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus