Allemagne: virage à gauche des Verts pour battre Merkel

Les Verts, troisième force politique d'Allemagne, ont mis samedi la barre à gauche dans une alliance avec les sociaux-démocrates. Leur espoir est de battre le gouvernement conservateur-libéral de la chancelière Angela Merkel aux législatives de septembre."Nous voulons enfin renvoyer chez elle la coalition" de Merkel, a lancé la coprésidente des écologistes, Claudia Roth, lors d'un congrès de trois jours à Berlin. Elle a appelé son parti et le SPD "à mobiliser leur potentiel" pour que le prochain gouvernement soit "rouge-vert".Enjoignant les militants à "redonner espoir aux gens", le chef des sociaux-démocrates allemands, Sigmar Gabriel a de son côté promis d'insuffler une nouvelle politique à l'Allemagne et l'Europe. Le SPD est crédité de 23 à 26% des suffrages, et les Verts entre 14 et 15%, selon les sondages. Les conservateurs de Mme Merkel, très populaire dans son pays pour sa gestion de la crise de l'euro, obtiendraient, eux, entre 38 et 42%, et les Libéraux, entre 4 et 5%.Lutte contre les injustices socialesDans leur programme électoral, qui doit être adopté à l'issue du congrès dimanche, les Verts ont résolument mis l'accent sur la lutte contre les injustices sociales, en plus d'une meilleure politique environnementale. Comme le SPD, ils réclament un salaire minimum généralisé d'au moins 8,50 euros de l'heure, dans un pays qui en est jusqu'ici dépourvu.Les écologistes veulent également mettre davantage à contribution les citoyens les plus fortunés, notamment en relevant le taux maximum d'imposition à 49% - contre 42% actuellement - pour les revenus annuels de 80'000 euros ou plus, et en introduisant progressivement un impôt sur la fortune.Merkel conduit l'Europe à l'"anorexie"Alors que les appels en Europe se sont multipliés cette semaine pour infléchir la politique d'austérité préconisée par Berlin pour résoudre la crise de la dette de la zone euro, M. Gabriel et le coprésident des Verts, Cem Özdemir, ont vivement attaqué Mme Merkel. Ils l'ont accusée de conduire l'Europe à l"anorexie". /SERVICE


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