Assad défie encore les Etats-Unis au lendemain du "recul" d'Obama

Le gouvernement syrien a salué dimanche une "reculade historique" des Etats-Unis après la décision de Barack Obama de lancer des frappes "limitées", mais après avoir demandé l'avis du Congrès, pour punir Bachar al-Assad de l'attaque chimique intervenue en août. Les attaques occidentales ne devraient pas intervenir avant le 9 septembre.

Ces attaques occidentales limitées, sans envoi de troupes au sol, étaient données cette semaine comme imminentes, les Etats-Unis ayant renforcé leurs capacités près des côtes syriennes, avec cinq destroyers équipés de missiles de croisière. Elles ne devraient toutefois pas intervenir avant le 9 septembre, quand le Congrès américain se réunira.

Le président syrien Bachar al-Assad a averti encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque. Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères a qualifié d"hésitant et confus" le président américain. Il a aussi accusé le gouvernement français, prêt à participer aux frappes aux côtés des Etats-Unis, d'être "irresponsable" et de soutenir Al-Qaïda.

De son côté, la Coalition de l'opposition syrienne a demandé aux membres du Congrès de "faire le bon choix" en autorisant une frappe contre le régime syrien.

La France dans l'attente

La Ligue arabe, que le secrétaire d'Etat John Kerry avait évoquée comme autre allié possible en cas de frappe, devait se réunir de son côté dimanche au Caire. Avant l'ouverture de la réunion, le ministre saoudien des Affaires étrangères a appelé les pays arabes à soutenir l'opposition syrienne.

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a souligné la capacité d'Israël à affronter seul ses ennemis. Les atermoiements de Washington sur une intervention en Syrie conduisent toutefois une partie des Israéliens à s'interroger sur la résolution de leur allié américain face à l'Iran.

A la suite de la décision de M. Obama, le président français François Hollande a réaffirmé sa résolution mais il a appelé à "respecter" le rythme choisi par les Etats-Unis.

Un débat sur une action en Syrie est prévu mercredi au Parlement francais mais sans vote, ce que dénonce l'opposition.

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