Au moins un mort dans l'explosion de wagons-citernes au Québec

L'explosion samedi d'au moins quatre wagons-citernes chargés de pétrole brut dans une petite ville québécoise après le déraillement d'un train a fait au moins un mort, selon les autorités. L'incendie qui a suivi a embrasé une trentaine de bâtiments.

Au moins une personne est décédée et une autre a été blessée, a déclaré à la presse un porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ, la police provinciale), Michel Brunet, faisant un premier bilan officiel plus de douze heures après le déraillement.

La chaîne publique Radio-Canada avait auparavant fait état d'une soixantaine de personnes manquant à l'appel à Lac-Mégantic, la ville de 6000 habitants située à 250 km à l'est de Montréal où a eu lieu la catastrophe.

Quelque 2000 évacués

Au moins 1000 personnes supplémentaires ont été évacuées d'un quartier de la ville en raison de particules nocives dans l'air, portant à 2000 le nombre de résidents ayant dû quitter leurs domiciles.

Une quarantaine de bâtiments auraient été touchés ou détruits par les flammes, selon Urgence Québec. Des témoins ont raconté avoir entendu jusqu'à six explosions majeures pendant la nuit.

L'accident a créé un spectaculaire champignon de feu. Quelque 150 sapeurs-pompiers combattaient les flammes, dont plusieurs venus de l'Etat américain du Maine, situé à 25 km au sud de la ville.

Tonnes de pétrole

Le convoi ferroviaire de la compagnie américaine The Montreal Maine & Atlantic comptait cinq locomotives et 77 wagons et transportait du pétrole en provenance de l'Etat américain du Dakota du Nord (nord), selon le vice-président Marketing du transporteur, Joe McGonigle.

Les autorités québécoises ont parlé de 72 wagons transportant 100 tonnes de pétrole chacun. "Une dizaine de wagons ont été sécurisés et retirés du convoi", a indiqué l'agence gouvernementale Urgence Québec dans un communiqué.

Un incident mécanique pourrait être à l'origine de l'accident. Une équipe du Bureau de la sécurité des transports du Canada a été dépêchée sur place pour l'enquête.

"Le feu fait encore rage, nos enquêteurs n'ont même pas encore été en mesure de s'approcher de la scène", a expliqué le porte-parole de la SQ, plus de douze heures après le déraillement.

/SERVICE


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