Barcenas confirme les comptes occultes du Parti populaire espagnol

Le Premier ministre conservateur espagnol, Mariano Rajoy, a affirmé lundi qu'il ne démissionnerait pas, malgré les nouvelles révélations sur une comptabilité occulte au sein de son parti. L'ex-trésorier du Parti populaire (PP), Luis Barcenas, en prison, a lui confirmé l'existence devant la justice de ces malversations.

"J'accomplirai le mandat que m'ont donné les Espagnols", a déclaré Mariano Rajoy, assurant que "l'Etat de droit ne se soumet pas au chantage" et que la justice poursuivrait son travail "sans aucune pression".

La veille, l'opposition socialiste avait réclamé sa démission, invoquant des "connivences" entre le chef du gouvernement et Luis Barcenas, l'homme qui depuis six mois fait trembler la droite espagnole.

Luis Barcenas, ancien argentier du PP accusé de corruption, blanchiment d'argent, évasion fiscale et d'autres infractions, a été entendu lundi à huis clos par un juge de la Haute cour de Madrid pendant plus de trois heures.

Comptabilité occulte confirmée

L'ancien trésorier "a confirmé être l'auteur des notes" publiées par la presse et qui faisaient apparaître cette comptabilité occulte, a déclaré une source judiciaire présente lors de l'audition.

Luis Barcenas a donné des précisions sur des paiements en liquide faits à des dirigeants du parti pendant des années. Des enveloppes auraient été remises à Mariano Rajoy et à d'autres cadres du PP en 2008, 2009 et 2010.

Ces derniers jours, le scandale qui a éclaté en janvier a rebondi, se rapprochant dangereusement de Mariano Rajoy.

Salaires illégaux

Le 9 juillet, "El Mundo", un journal devenu très critique envers l'actuel gouvernement, publiait des documents manuscrits prouvant, selon lui, que Mariano Rajoy, Premier ministre depuis la fin 2011, avait perçu des salaires illégaux en 1997, 1998 et 1999, alors qu'il était ministre dans le gouvernement de José Maria Aznar.

Puis dimanche, nouvelles révélations: le journal publiait le contenu de plusieurs échanges de SMS attribués à Mariano Rajoy et Luis Barcenas, montrant, d'après le quotidien, que le chef du gouvernement a demandé à l'ex-trésorier qu'"il nie l'existence de la comptabilité occulte et les compléments de salaires".

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