Canada: le tueur d'Ottawa a agi par idéologie, affirme la police

Le Canadien de 32 ans, qui a tué un militaire avant d'être abattu mercredi dans le Parlement à Ottawa, a agi pour "des motifs idéologiques et politiques". La police affirme dimanche soir avoir "trouvé des éléments de preuve convaincants", démontrant une "attaque terroriste".

Le tueur a tourné une vidéo "tout juste avant de commettre cette attaque", a expliqué un commissaire de la gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) dans un communiqué.

"La GRC procède à une analyse approfondie de cet enregistrement aux fins d'établissement d'éléments de preuve et de renseignement", a ajouté le commissaire sans en révéler la teneur.

Le policier répond directement à la mère du tueur qui a écrit que son fils souffrait de troubles psychiques importants. Cet acte était lié à la folie et non au terrorisme, a-t-elle écrit, sans dédouaner l'action de son fils pour qui "la seule issue était la mort".

La mère avait aussi mentionné que la police avait par erreur annoncé que son fils voulait aller en Syrie. La police fédérale a reconnu, dans les médias, cette erreur, mais la police n'a pas jugé nécessaire de la rectifier puisque, selon lui, les candidats au jihad en Syrie passent souvent par l'Arabie saoudite ou la Turquie.

"Somme d'argent considérable"

La GRC a également révélé que l'agresseur portait un couteau qui "provenait de la propriété de sa tante" à Mont-Tremblant (Québec), à 150 km au nord-est d'Ottawa, là où il a passé sa dernière nuit mardi. Selon la police, le suspect aurait caché le couteau il y a plusieurs années dans cette propriété québécoise.

Pour la police, la carabine Winchester, avec laquelle il a abattu mercredi un caporal devant le monument aux morts d'Ottawa, "pourrait avoir également été cachée" dans la même propriété.

Toujours selon la police, le tueur a financé "ses activités qui ont précédé l'attaque" en travaillant dans des entreprises pétrolières dans l'Alberta (ouest). "Il avait accès à une somme d'argent considérable", a-t-elle indiqué. Elle enquête sur les dépenses et "les interactions (...) avec de nombreuses personnes dans les jours qui ont précédé l'attaque".

/ATS


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