Chasse à l'homme au coeur de Paris après une attaque à "Libération"

La police française s'est déployée lundi au coeur de Paris à la recherche d'un homme armé en fuite qui a blessé grièvement un photographe du journal "Libération". Le même homme serait aussi à l'origine d'une fusillade à La Défense qui n'a pas fait de victime.

Un hélicoptère survolait l'avenue des Champs-Elysées alors que l'individu suspect était signalé tour à tour dans des rues ou le métro. "L'individu court, il représente un véritable danger", a déclaré le ministre de l'Intérieur Manuel Valls devant le siège de "Libération".

Dans la matinée, l'homme avait pénétré au siège du journal, tirant avec un fusil à pompe en direction d'un assistant-photographe. La victime, âgée de 27 ans, a été atteinte au thorax et à l'abdomen. Son pronostic vital est engagé.

A BFM-TV vendredi

L'inconnu est soupçonné d'être également l'auteur d'une précédente agression armée vendredi au siège de la télévision BFM-TV, où il avait proféré des menaces.

Selon des sources proches de l'enquête, les images du suspect de la fusillade à "Libération" "correspondent" à celles de l'agresseur de BFM-TV, qui avait menacé de son arme un rédacteur en chef de la chaîne, sans faire de victime. Le suspect est âgé d'une quarantaine d'années de type européen.

Sur les dents, la police a déployé en urgence des agents devant les sièges des grands médias parisiens. Le président François Hollande a demandé à Manuel Valls de "mobiliser tous les moyens" pour arrêter l'auteur des coups de feu.

La priorité est "d'arrêter celui qui a tenté de tuer et qui peut tuer encore", a affirmé M. Hollande depuis Jérusalem, estimant que la liberté d'information était visée.

Le "Parisien", le "Monde", les "Echos", le "Figaro" et "Europe 1" ont tous indiqué avoir renforcé leurs mesures de sécurité. Des policiers étaient visibles devant certains médias.

Fusillade à La Défense

Les enquêteurs cherchent également à établir si le suspect est aussi l'auteur de coups de feu tirés à la mi-journée devant le siège de la banque Société générale à La Défense. Selon un témoin, l'homme était, là aussi, armé d'un fusil à pompe.

/ATS


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