Christine Lagarde devant la Cour de justice de la République

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde a été longuement entendue jeudi à Paris par la Cour de justice de la République (CJR) dans une affaire d'arbitrage litigieux en faveur de l'homme d'affaires Bernard Tapie. Cette affaire pourrait lui valoir une inculpation.Mme Lagarde est arrivée peu après 08h00, accompagnée de son avocat. Elle n'est ressortie du bureau des juges que vers 21h00, soit après treize heures d'audition. "À demain", a dit Christine Lagarde à sa sortie, confirmant ainsi qu'elle devait être à nouveau entendue vendredi devant la seule juridiction habilitée à juger les anciens ministres. À son issue, l'ex-ministre de l'Économie sera soit mise en examen soit placée sous statut de témoin assisté. Une mise en examen pourrait embarrasser le FMI, même si son conseil d'administration a jusqu'ici dit ne pas être préoccupé par ce dossier.Ethique à respecterL'institution devra toutefois revoir sa position si la procédure devant la CJR venait à empêcher Christine Lagarde d'exercer son mandat, indique une source au sein de l'institution.Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement français, a de son côté estimé que Mme Lagarde devrait quitter le FMI si elle était mise en examen, alors que l'actuel ministre de l'Economie Pierre Moscovici a déclaré qu'elle gardait "toute la confiance des autorités françaises".Recours en nullitéDans le cas d'une mise en examen, le ministère de l'Économie envisage un recours en nullité contre l'arbitrage privé qui a soldé le litige opposant le Crédit Lyonnais à Bernard Tapie.Une procédure visant Christine Lagarde est ouverte depuis l'été 2011 à la CJR pour complicité de détournement de fonds publics et de faux dans cette affaire. La directrice générale du FMI, dont le domicile a été perquisitionné fin mars, dément toute malversation et a exclu de démissionner. /SERVICE


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