Cinq morts dans l'incendie d'une maison de retraite au Québec

Le bilan d'un incendie d'une maison de retraite à l'Isle-Verte au Québec a été revu à la hausse avec cinq morts, et devrait continuer de s'aggraver au fil des heures avec la poursuite de la fouille des décombres, ont prévenu les autorités. Celles-ci ont maintenu à 30 le nombre des disparus.

"Nous confirmons maintenant cinq décès", a annoncé la Sûreté du Québec en prévoyant un nouveau décompte vendredi. Le travail de fouille des décombres pour extraire les corps des victimes devait réellement commencer vendredi au lever du jour une fois le déploiement d'équipements finalisés par les équipes de secours, a expliqué la police.

Avec les quantités d'eau déversées pour éteindre le sinistre et avec des températures de -30° dans la région, "une couche de 10 à 30 centimètres de glace" recouvre les décombres par endroits, a expliqué Yvon Charron, directeur des pompiers. Les légistes et les secours vont devoir procéder avec précaution pour préserver au maximum "l'intégrité" des corps, selon Guy Lapointe.

Peu d'espoirs

Pour les sauveteurs comme pour les responsables politiques, le bilan va s'aggraver car les 50 à 60 personnes âgées résidentes étaient généralement peu mobiles et plus de la moitié avaient plus de 85 ans.

"On peut garder un peu d'espoir mais la réalité semble qu'il y ait des pertes de vies considérables", a déclaré aux télévisions le Premier ministre canadien Stephen Harper, en visite officielle au Moyen-Orient.

Le feu s'est déclaré un peu après minuit dans la résidence du Havre à L'Isle-Verte, près de Rivière-du-Loup à 230 kilomètres au nord-est de Québec.

13 blessés évacués

Jacques Bélanger, directeur de la sécurité publique a indiqué que 13 blessés avaient pu être évacués vers les centres hospitaliers environnants. Deux sauveteurs intoxiqués ont été également hospitalisés, a-t-il ajouté. Seuls dix pensionnaires qui résidaient dans la partie la plus récente du bâtiment ont pu être hébergés sains et saufs dans l'école voisine.

L'enquête est en cours pour rechercher les causes et les circonstances du sinistre, a indiqué Jacques Pelletier. D'après les premiers éléments, il semble que la partie la plus ancienne du bâtiment, ravagée par les flammes, n'était pas équipée d'un système d'extinction automatique par eau, également appelé gicleur à incendie.

/ATS


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