Deux sénateurs américains critiquent l'accord sur la Syrie

Deux influents sénateurs républicains américains, John McCain et Lindsey Graham, jugent désastreux l'accord conclu samedi à Genève par les Etats-Unis et la Russie pour le démantèlement de l'arsenal chimique syrien. Cet accord est le début d'une impasse diplomatique, disent-ils.

Les deux politiciens craignent que les amis des Etats-Unis de même que leurs ennemis ne jugent cet accord "comme un acte de faiblesse provocante de la part de l'Amérique".

"Cet accord ne fait rien pour résoudre le véritable problème en Syrie, qui est le conflit qui a causé la mort de 110'000 personnes, chassé de leurs foyers des millions d'autres, déstabilisé nos amis et nos alliés dans la région, enhardi l'Iran et ses affidés terroristes, et offert un abri sûr à des milliers d'extrémistes affiliés à Al-Qaïda", ont déclaré les deux sénateurs dans un communiqué commun publié samedi.

Tromper le monde

"Nous ne pouvons imaginer pire signal à adresser à l'Iran alors que ce pays poursuit sa course pour se doter de l'arme nucléaire", ont déclaré MM. Graham et McCain. Ce dernier fut le candidat du Parti républicain à la présidence en 2008.

"(Le président syrien Bachar al-)Assad va mettre à profit les nombreux mois qui lui ont été accordés pour faire traîner les choses en longueur et pour tromper le monde, en utilisant tous les moyens que Saddam Hussein a utilisés", estiment les sénateurs.

Armes chimiques

"Il faut vraiment avoir perdu tout esprit critique pour voir dans cet accord autre chose que le début d'une impasse diplomatique. L'administration Obama y est conduite par Bachar al-Assad et (par le président russe) Vladimir Poutine", déclarent les deux sénateurs.

Après trois jours de pourparlers, les ministres russe et américain des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et John Kerry, ont conclu samedi sur un accord qui donne une semaine à Damas pour présenter une liste de ses armes chimiques en vue de leur enlèvement d'ici à la mi-2014.

Cet accord prévoit une résolution de l'ONU qui autoriserait le recours à la force pour le cas où le régime syrien manquerait à ses engagements.

/SERVICE


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