Egypte: deux partisans de l'ex-président Morsi condamnés à mort

Deux partisans de l'ancien président égyptien Mohamed Morsi ont été condamnés à mort. Ils ont été reconnus coupables de meurtre lors de violences qui avaient éclaté l'an dernier à Alexandrie, après la destitution du chef de l'Etat par l'armée début juillet.

Les deux prévenus étaient notamment accusés d'avoir jeté des jeunes gens du toit d'un bâtiment. La cour criminelle d'Alexandrie (nord) a transféré leur dossier au mufti de la République, qui doit valider la peine de mort, selon des sources judiciaires.

Outre les deux condamnés à mort, plus de 50 autres personnes étaient jugées pour d'autres violences dans ce procès organisé sous haute sécurité, selon l'agence officielle MENA. Le procès de la cinquantaine d'accusés a été ajourné au 19 mai.

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Durant la séance, les accusés ont scandé des slogans en faveur des Frères musulmans, la confrérie dont est issu M. Morsi et qui a été proclamée "groupe terroriste" par les autorités intérimaires mises en place par l'armée après la destitution du président islamiste le 3 juillet.

L'affaire des deux jeunes jetés du toit remonte au 5 juillet, au plus fort des manifestations rivales de partisans et opposants de M. Morsi et des violences qu'elles ont occasionnées.

L'auteur de la vidéo amateur montrant ce drame et largement diffusée sur les réseaux sociaux avait été arrêté trois jours plus tard. Cet enregisrement avait provoqué beaucoup d'émotion et une controverse dans le pays, où les deux camps se rejettent la responsabilité des violences.

Plus de 500 morts

Près de 500 personnes sont mortes dans des attentats "terroristes" en Egypte, en majorité des soldats et des policiers, depuis l'éviction de Mohamed Mohamed Morsi, a souligné de son côté samedi le ministère égyptien des Affaires étrangères.

Et dans une autre affaire lundi, 529 partisans des Frères musulmans ont été condamnés à mort par un tribunal de Minya, dans le sud du pays. Ce procès avait provoqué une série de critiques des chancelleries occidentales et d'associations de défense des droits de l'homme.

/ATS


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