Entre 30 et 40 morts dans un attentat suicide à Kirkouk

Entre 30 et 40 personnes ont été tuées vendredi soir dans un attentat suicide contre un café à Kirkouk, dans le nord de l'Irak. L'attentat a également fait 25 blessés. Plus tôt dans la journée, neuf personnes, dont un général de la police, ont trouvé la mort en Irak lors d'attaques visant principalement les forces de sécurité.

L'attentat a été perpétré par un kamikaze portant une ceinture d'explosifs dans le quartier de Wahd Hozeran à Kirkouk. Les habitants se trouvaient dans les rues au terme de leur journée de jeûne pour le ramadan, ont indiqué des sources policière et médicale.

Des centaines de personnes se sont précipitées à la morgue à la recherche de parents disparus, tandis que les forces de sécurité bouclaient les rues de la ville, a indiqué le docteur Chakour Ahmed Ibrahim, responsable de la morgue principale de Kirkouk, ville située à 240 kilomètres au nord de Bagdad. Tous les morts sont des jeunes hommes, selon ce médecin.

"Les gens s'étaient réunis au café après l'Iftar (le repas de rupture du jeûne) pour y jouer aux dés. Un gros homme est rentré dans le café et nous avons entendu 'Allah u Akbar' et puis tout a été détruit", a raconté un des blessés légers. Après l'explosion "il y avait des gens qui brûlaient", a-t-il ajouté.

Le patron d'un café situé proche de celui visé par l'attentat a estimé que "toutes les communautés étaient ciblées" par cette attaque. "Nous avons aussitôt fermé notre café de peur d'une seconde attaque", a-t-il ajouté.

Tous les cafés de la ville ont d'ailleurs été fermés dans la foulée par ordre de la police.

Cette nouvelle attaque porte à plus de 260 le nombre de personnes tuées dans des actes de violence en Irak depuis le début du mois de juillet, selon un bilan établi par l'AFP.

Série d'attaques

Dans un autre attentat survenu vendredi non loin de Charqat, au nord-ouest de Bagdad, le général Sabri Abed Issa a perdu la vie lorsqu'il se rendait dans une mosquée du village. Il est tombé dans une embuscade, selon la police et un médecin légiste.

A Mouqdadiya, au nord-est de la capitale irakienne, un policier à la retraite a, lui, été assassiné devant chez lui par un groupe armé. Toujours au nord de Bagdad, un membre des milices anti-Al-Qaïda a été tué par une bombe près de Bakouba.

A Mossoul, dans le nord, un kamikaze a tué quatre policiers et en a blessé deux en faisant sauter à un barrage la voiture piégée qu'il conduisait. Un autre policier a été tué par l'explosion d'un engin piégé sur une route au sud de Mossoul, tandis qu'un civil est mort dans l'explosion de sa voiture sur laquelle une bombe avait été fixée.

Jeudi, 56 personnes avaient déjà été tuées en Irak, victimes de fusillades ou d'attaques à la bombe, selon un bilan de l'AFP.

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