Entretien entre François Hollande et Christiane Taubira

François Hollande s'est entretenu jeudi avec Christiane Taubira. La ministre française de la justice ne s'estime pas lâchée par le gouvernement malgré les critiques de la droite sur ses explications alambiquées dans l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy.

L'Elysée a donné de cette rencontre un sobre compte rendu. "Le président l'a reçue, comme cela était prévu depuis vendredi dans l'agenda, pour une réunion de travail sur des dossiers importants de son ministère", a-t-on rapporté.

A la question de savoir si François Hollande avait renouvelé sa confiance à la garde des Sceaux, l'entourage de cette dernière a répondu qu'il n'avait "même pas eu à le faire car ce n'était absolument pas le sujet de cette réunion".

Dans un entretien publié plus tôt dans la journée sur le site "Lemonde.fr", Christiane Taubira disait avoir la confiance du chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault, tout en balayant les accusations de mensonges de la droite.

"Effarée"

Devant les caméras de TV5-Monde, la ministre s'est déclarée "effarée" par la tournure prise par des événements censés n'embarrasser au départ que l'ex-président Nicolas Sarkozy et ses proches.

La garde des Sceaux, qui affirmait ne pas avoir d'informations sur le contenu de la procédure visant l'ancien chef de l'Etat, a brandi imprudemment mercredi lors d'une conférence de presse des documents prouvant, selon elle, sa bonne foi.

Or, ces courriers montrent que le procureur national financier et le parquet général donnent bien la substance des écoutes, même s'il n'y a là ni extraits, ni date à laquelle elles ont été décidées.

Nouvel appel à la démission

Considérant que Christiane Taubira a une nouvelle fois menti mercredi, le président de l'UMP Jean-François Copé a jugé inéluctable la démission de la ministre de la Justice.

"A partir de combien de mensonges doit-on considérer que Taubira ne peut plus exercer sereinement ses fonctions ?", a-t-il déclaré sur les ondes de RTL, accusant également Jean-Marc Ayrault et le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls d'avoir menti.

/ATS


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