Golan: l'ONU veut que tous les groupes se retirent de ses positions

Le Conseil de sécurité a exigé mercredi que tous les groupes armés quittent les positions de l'ONU sur le Golan et rendent armes et équipements pris aux Casques bleus. Quarante-cinq Casques bleus fidjiens sont retenus en otage depuis jeudi sur ce territoire.

Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil condamnent une nouvelle fois l'enlèvement de 45 Casques bleus fidjiens, revendiqué par le groupe islamiste al-Nosra, et demandent leur "libération immédiate et sans conditions". "La sécurité de la Force, ses opérations, son impartialité et son mandat doivent être respectés", affirme le Conseil.

"Pour ce faire, il exige que tous les groupes autres que la FNUOD (Force de l'ONU chargée de l'observation du désengagement entre Israël et la Syrie) abandonnent toutes les positions de la FNUOD ainsi que le point de passage de Qunaitra" et qu'ils rendent véhicules, armes et équipements pris aux Casques bleus.

Il demande une nouvelle fois "aux pays qui ont de l'influence" sur les ravisseurs de faire pression "fortement" pour qu'ils relâchent les Casques bleus et réaffirme son "soutien inconditionnel à la Fnuod et à son rôle essentiel" sur le Golan.

Les 15 membres du Conseil ont entendu un exposé de la situation fait par le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU Hervé Ladsous. Selon des diplomates présents, celui-ci leur a indiqué que l'ONU "avait reçu des assurances qu'ils (les Casques bleux fidjiens) sont bien traités mais n'est pas en mesure de le vérifier de manière indépendante".

Sept groupes

M. Ladsous a aussi souligné que les groupes armés d'opposition avaient intensifié leur présence dans la zone de séparation sur le Golan où patrouille la FNUOD et cherchaient à y établir une ligne de front permanente face à l'armée syrienne. S'adressant ensuite à la presse, il a précisé qu'au moins sept groupes opéraient dans la zone et que l'ONU "adaptait en permanence" son dispositif sur le Golan.

Les 45 Casques bleus fidjiens sont retenus en otage depuis jeudi et une équipe de négociateurs de l'ONU est arrivée sur place en provenance de New York.

/ATS


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