Grèves: retour à la normale entre Genève et le sud de la France

Les trains circulent à nouveau entre Genève et le sud de la France alors que le trafic était perturbé depuis plusieurs jours à la suite de la grève des cheminots français. Le mouvement des grévistes contre la réforme ferroviaire s'achemine vers la fin. Le trafic devrait évoluer à nouveau vers la normale ce week-end sur les grandes lignes.

10 TGV sur 13 devaient circuler entre Paris et Zurich. Il y en aura 8 sur 8 dans la liaison avec Lausanne et 9 sur 13 avec Genève, a confirmé à l'ats Jean-Philippe Schmidt, porte-parole des CFF.

La principale amélioration concerne la liaison au départ de Genève vers le sud. Les trois TGV pour Marseille, Nice ou Montpellier ont été maintenus, alors que deux TGV sur trois devaient circuler en sens inverse, a précisé le porte-parole.

Seule la circulation en Ile-de-France restait perturbée, avec six trains sur dix en moyenne, prévus samedi et dimanche. Sur les grandes lignes en revanche, la circulation sera proche de la normale.

Dimanche, le trafic TGV sera normal et celui des TER quasi normal. Seulement sept Intercités sur dix rouleront, a annoncé la SNCF.

Reprise du travail

Vendredi, au dixième jour de la grève à l'appel de la CGT et de SUD-Rail, une majorité d'assemblées générales (AS) de cheminots grévistes a voté pour la reprise du travail. La veille, les députés français avaient soutenu une série d'amendements pour rassurer les grévistes, notamment sur l'unité de la future SNCF, sa dette, la convention collective ou le statut des cheminots.

La réforme prévoit de regrouper dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. L'objectif est de stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d'euros) et de préparer son ouverture totale à la concurrence.

Essoufflement

"Dix jours de grève, c'est quand même énorme pour des cheminots avec un bas salaire.", a souligné Christophe Abadi, du syndicat SUD-Rail à la gare Saint-Lazare à Paris.

Le taux de grévistes a chuté à 6,85% vendredi, quatre fois moins qu'au début du mouvement. Parmi les gros sites ayant repris le travail figurent Toulouse, Bordeaux, Nantes, Lille, Lyon, Marseille ou Le Mans.

Quelques rares zones maintiennent une ligne dure. Elles ont voté vendredi la poursuite de la grève jusqu'à lundi, comme l'Ile-de-France (gares de l'Est, du Nord, d'Austerlitz, Montparnasse et Saint-Lazare à Paris), la Picardie ou la région Centre. En revanche, les cheminots de Strasbourg ont voté samedi à leur tour la levée de la grève.

"Dans le reste de l'Alsace aussi on s'oriente vers une fin du conflit", a déclaré samedi Vincent Prod'hon, secrétaire général de la CGT cheminots en Alsace. Il a encore précisé que le mouvement social a également été levé à Belfort.

Cette grève des cheminots, dont le coût est évalué à "plus de 160 millions d'euros" par la SNCF, est la plus longue depuis 2010.

/ATS


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