Hollande et ses ministres en conclave

François Hollande a réuni son gouvernement en séminaire lundi matin à l'Elysée pour entamer l'écriture d'un nouveau chapitre de son quinquennat. Cette réunion intervient exactement un an après l'élection du socialiste à la présidence française.Trente-quatre des trente-sept ministres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault se sont retrouvés à 10h30. Trois d'entre eux s'étaient excusés, en déplacement loin de l'Hexagone. Il s'agit de Laurent Fabius (affaires étrangères), Jean-Yves Le Drian (défense) et Guillaume Garot (agroalimentaire).Introduisant les débats pendant une dizaine de minutes dans une ambiance décrite comme "à la fois détendue et studieuse", M. Hollande a souligné, selon un participant à la réunion, "l'exigence de résultats" en 2013 avant de céder la parole à son Premier ministre.Réuni dans le Jardin d'hiver de l'Elysée, l'exécutif devait ensuite se retrouver pour un déjeuner de travail avant un point de presse de la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.Chaque ministre, précise l'Elysée, a fait un point sur l'agenda législatif du second semestre. Puis trois grandes questions ont été évoquées: le programme pour l'emploi et les enjeux de la prochaine grande conférence sociale des 20 et 21 juin, la stratégie d'investissements ainsi qu'un "pacte pour la jeunesse, l'éducation et la culture".Quelques "couacs"Dans un contexte de chômage record en France et de crise économique, pas question cependant pour l'exécutif de se prêter à la célébration. Les ministres, qui ont participé ce week-end à une rencontre des Jeunes socialistes à Soustons, dans le département des Landes, avaient déjà donné le ton en refusant toute auto-satisfaction."Il faut encore accélérer, accentuer, impulser davantage", a de son côté fait valoir Jean-Marc Ayrault dimanche soir à la télévision TF1. Il s'est décrit en Premier ministre inscrit "dans la réalité".Admettant des "couacs" au sein de l'équipe gouvernementale, il a assuré qu'en dépit des critiques, le "cap est fixé". "Ce cap est tenu même s'il peut y avoir de petites maladresses", a-t-il assuré.Plus des trois-quarts (76%) des Français jugent le bilan de l'action de François Hollande plutôt négatif un an après son élection à la présidence de la République, selon un sondage TNS Sofres pour i>TELE publié lundi. /SERVICE


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