Italie: un gouvernement pourrait voir le jour ce week-end

Le dirigeant de gauche Enrico Letta pourrait donner à l'Italie un nouveau gouvernement de coalition dès samedi et se présenter en début de semaine devant le Parlement pour présenter son programme, a indiqué une source politique. Même Silvio Berlusconi pense que les différends peuvent être aplanis.Le numéro deux du Parti démocrate (PD, centre-gauche) est en effet en discussion pour aplanir ses différends avec le Parti de la liberté (PDL, droite) de Silvio Berlusconi, après une première série de discussions jeudi. Enrico Letta est prié de faire vite. L'Italie, en crise politique et économique, est sans gouvernement depuis deux mois.Le président du Conseil désigné s'est entretenu dans la matinée avec le président de la République, Giorgio Napolitano, et avec le président du Conseil sortant, Mario Monti. Il ne devrait pas annoncer la composition de son équipe avant samedi, dit-on dans son entourage.M. Letta se garderait la journée de dimanche pour préparer son discours de politique générale qu'il prononcerait devant le parlement lundi. La nouvelle équipe se présenterait ensuite devant les deux chambres pour obtenir le feu vert des élus.Discussions autour de la taxe IMUUn des principaux différends à résoudre entre la gauche et la droite concerne l'abolition, demandée par le PDL de M. Berlusconi de la taxe sur les résidences principales (ou impôt municipal unique, IMU) réintroduite l'an dernier par le gouvernement de Mario Monti. Le PDL exige aussi le remboursement des sommes versées par les contribuables.Le PD s'est dit favorable à la réduction de la taxe, mais pas à sa suppression totale pour des raisons budgétaires. La suppression de cette taxe et le remboursement des sommes versées l'an dernier constitueraient un "trou" de huit milliards d'euros dans le budget de l'Etat.Malgré ce différend de taille, Silvio Berlusconi se montre optimiste sur la formation d'un gouvernement. M. Letta a fait savoir que ses priorités allaient à la création d'emplois et à l'aide aux PME, ainsi qu'à la réforme des institutions, et notamment du droit électoral.Silvio Berlusconi, 76 ans, et Enrico Letta, 46 ans, ont au moins un point commun : ils veulent tous deux mettre de côté l'obsession de l'Union européenne pour l'austérité pour privilégier des mesures de relance de la croissance économique et de l'investissement. /SERVICE


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