Japon: le maire d'Osaka s'excuse à propos des "femmes de réconfort"

Le maire de la ville japonaise d'Osaka Toru Hashimoto s'est excusé vendredi. Il avait qualifié de "nécessité" l'enrôlement de "femmes de réconfort" dans les bordels de l'armée impériale japonaise pendant la dernière guerre.Toru Hashimoto devait rencontrer vendredi matin deux Sud-Coréennes, ex-prostituées forcées, pour leur présenter ses excuses pour ses propos qui avaient suscité un tollé en Corée du Sud et en Chine, ainsi que des commentaires très critiques aux Etats-Unis.Les deux octogénaires n'ont finalement pas souhaité le rencontrer, craignant de servir de faire-valoir dans un "show d'excuses" mis en scène par le maire, a rapporté l'agence Jiji, mais M. Hashimoto a néanmoins demandé pardon lors d'une conférence de presse en fin de journée."C'est dommage que je n'aie pu les rencontrer (...). Je voulais leur dire que je suis désolé pour ce malentendu (...). Je les ai blessées avec mes paroles, aussi est-il naturel que je veuille m'excuser", a expliqué M. Hashimoto, qui est aussi co-dirigeant d'un parti nationaliste présent au Parlement.Un fait historiqueLa plupart des historiens estiment à environ 200'000 le nombre de ces Coréennes, Chinoises et Philippines notamment, obligées de travailler dans des bordels militaires de campagne japonais pendant la Seconde Guerre mondiale."Mon but n'était pas de nier la responsabilité du Japon. J'ai utilisé le mot "nécessité", mais cela ne veut pas dire que je pense personnellement que c'était nécessaire. Je pense que c'est un fait historique que des soldats ont utilisé des femmes. N'était-ce pas nécessaire pour eux?", s'est-il interrogé.Il a ajouté que le Japon avait "certainement fait des choses terribles". "Mais comment les soldats partout dans le monde se comportent-ils avec les femmes?", a-t-il demandé. "Ce que j'ai voulu dire, c'est qu'il ne s'agit pas d'un problème propre au Japon, même si notre pays doit bien sûr être critiqué" pour ce qu'il a fait, a-t-il conclu. /SERVICE


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