John Kerry en Egypte pour mobiliser dans la "guerre" contre l'EI

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry poursuivait samedi en Egypte son marathon diplomatique pour bâtir une coalition internationale contre l'Etat islamique (EI). Les Etats-Unis se sont déclarés "en guerre" contre le groupe extrémiste sunnite.

Les efforts internationaux visant, selon la terminologie américaine, à "affaiblir" puis à "détruire" l'Etat islamique, se sont multipliés. Le président français François Hollande était en Irak vendredi et John Kerry a enchaîné depuis mercredi des visites à Bagdad, Amman, Jeddah et Ankara, avant d'arriver samedi au Caire.

Il y a rencontré le président Abdel Fattah al-Sissi, le ministre des Affaires étrangères Sameh Choukri ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi. L'Egypte est "en première ligne" dans la lutte anti-terroriste, a fait valoir le secrétaire d'Etat, particulièrement "en ce qui concerne la lutte contre les groupes extrémistes dans le Sinaï".

Responsabilité collective

Pour les autorités égyptiennes, qui ont rappelé les liens entre l'Etat islamique et d'autres groupes armés opérant dans la région, une action globale est nécessaire afin de contrer cette menace.

Pour Washington, l'Egypte, du fait de sa prédominance intellectuelle et théologique sur le monde arabe, a un rôle important à jouer contre l'idéologie qui sous-tend l'Etat islamique.

Pays arabes

Dans son offensive diplomatique pour bâtir une alliance mondiale contre l'EI, John Kerry a obtenu jeudi à Jeddah l'engagement de dix pays arabes, dont l'Egypte et l'Arabie saoudite.

Il a toutefois été moins productif le lendemain à Ankara. Ses efforts visant à convaincre le gouvernement turc de participer activement à la coalition se sont heurtés à un refus.

Iran à l'écart

Le secrétaire d'Etat américain était attendu samedi soir à Paris, qui organise lundi une conférence sur l'Irak et la lutte contre l'Etat islamique. L'Iran, allié de Bagdad et ennemi de l'EI, n'y a pas été invité, notamment à cause de son implication militaire aux côtés du régime de Damas.

Cette conférence de Paris, avec une vingtaine de pays attendus, "va permettre à chacun d'être beaucoup plus précis sur ce qu'il peut ou veut faire", selon un diplomate. "Mais on ne va pas dire qui va frapper, où et à quel moment".

/ATS


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