Kenya: deux Françaises et deux Canadiens tués dans l'attaque

Des otages sont toujours retenus par les islamistes à l'intérieur du centre commercial kényan de Westgate, ont indiqué samedi des membres de la sécurité du Kenya. L'attaque a fait 39 morts et 150 blessés. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) ne déplore pour l'instant aucun Suisse parmi ces derniers.

Le porte-parole du DFAE Pierre-Alain Eltschinger a précisé dans la nuit de samedi à dimanche à l'ats que l'ambassade suisse était en contact permanent avec les autorités locales.

Une opération massive de l'armée et de la police est entrée en action aux premières heures de dimanche, plus de 12 heures après le début de l'attaque. Selon le Centre national des opérations du Kenya pour les catastrophes, le nombre des commerçants et des employés détenus par les hommes armés est incertain.

Européens et Américains touchés

Dans une allocution télévisée, le président kényan Uhuru Kenyatta a précisé avoir "personnellement perdu des membres de sa famille" dans l'attaque.

Deux Canadiens dont une diplomate ont été tués dans cette attaque, a annoncé le Premier ministre canadien Stephen Harper.

De son côté, Paris a indiqué que deux Françaises étaient décédées tandis que le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague affirmait qu'"il y a sans aucun doute des ressortissants britanniques qui se sont retrouvés piégés dans cette attaque".

Un nombre encore indéterminé de ressortissants américains ont également été blessés, ont annoncé dans la soirée les autorités américaines. Le Conseil de sécurité a condamné l'attaque "dans les termes les plus fermes possibles".

Menaces sur Twitter

Une dizaine d'assaillants masqués, selon des sources policières, ont fait irruption à la mi-journée dans le centre commercial "Westgate Mall", bondé à cette heure du jour. Ils ont ouvert le feu à l'arme automatique et à la grenade sur la foule cosmopolite rassemblée dans cet imposant bâtiment rectangulaire de quatre étages, l'un des lieux de promenade préférés des classes aisées de Nairobi.

Les islamistes shebab ont revendiqué l'attaque sur leur compte Twitter dans un message posté peu après 20h00 (heure suisse) - lequel a ensuite été suspendu, pour la troisième fois depuis le début de l'année, a ensuite annoncé Twitter.

/SERVICE


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