Kerry et Ashton appellent au retour de la démocratie en Egypte

Les chefs des diplomaties américaine et européenne, John Kerry et Catherine Ashton, ont appelé mercredi au retour de la démocratie en Egypte. Ce pays est secoué par une grave crise politique qu'une médiation de Washington et Bruxelles n'a pas réussi à dénouer.

Dans un communiqué, M. Kerry et Mme Ashton ont "réaffirmé que les États-Unis et l'Union européenne restent profondément engagés à l'égard d'une Egypte forte, démocratique, ouverte et prospère" et se sont déclarés "convaincus qu'une transition démocratique réussie permettra à l'Égypte d'ouvrir la voie à un avenir meilleur pour le reste de la région".

Les deux ministres s'exprimaient après l'échec annoncé par la présidence égyptienne d'une médiation internationale au Caire menée par le secrétaire d'État adjoint William Burns et le représentant spécial de l'UE Bernardino Leon.

"Conscients des limites de notre rôle, mais profondément inquiets de l'avenir de l'Égypte et ce qui est en jeu, nous avons suggéré quelques idées pratiques pour apaiser les tensions et aider les Égyptiens à oeuvrer à un vrai dialogue politique", ont écrit Mme Ashton et M. Kerry.

Morsi pas évoqué

Ils ont plaidé pour que les deux parties égyptiennes, les autorités et les Frères musulmans, "s'engagent dans des négociations significatives, ce qui implique des compromis et une large participation politique".

Les deux chefs des diplomaties américaine et européenne demandent aussi de "commencer immédiatement le processus de remise en liberté de figures politiques qui sont détenues". Leur communiqué ne mentionne pas explicitement le nom de Mohamed Morsi, le président islamiste élu au printemps 2012 et destitué par l'armée le 3 juillet.

"Le gouvernement égyptien a une responsabilité particulière pour démarrer ce processus (démocratique) afin d'assurer la sécurité et le bien-être de ses concitoyens", selon M. Kerry et Mme Ashton, qui disent redouter "le risque de davantage d'effusion de sang et de polarisation en Egypte, qui entraverait la reprise économique si essentielle pour une transition réussie de l'Égypte".

Critique récente

Le nouveau pouvoir installé par l'armée a demandé aux partisans du président destitué Morsi, de se disperser "rapidement" sur les deux places du Caire qu'ils occupent, menaçant de les déloger par la force après la fin du ramadan.

Une porte-parole du département d'Etat américain avait auparavant refusé de commenter les déclarations mardi au Caire du sénateur américain républicain John McCain qui avait qualifié la destitution du président Morsi par les militaires de "coup" d'État.

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