L'Autriche s'interroge au lendemain du bain de sang

L'Autriche était sous le choc mercredi après le bain de sang provoqué la veille par un braconnier présumé qui a abattu trois policiers et un secouriste. L'homme de 55 ans s'est donné la mort d'une balle dans la tête, a annoncé mercredi la justice autrichienne.

"Le cauchemar sanglant ressemble à un scénario de film noir", a écrit le quotidien "Kronen-Zeitung", tandis que le "Kurier" parlait de "tragédie". La veille, les députés avaient observé au parlement une minute de silence à la mémoire des victimes.

Mardi, le braconnier présumé a dans un premier temps abattu un policier lors de son interpellation dans une forêt à Annaberg, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vienne. Il a ensuite de nouveau ouvert le feu alors que des secouristes appelés sur place étaient en train de prodiguer les premiers soins à un deuxième policier blessé, tuant cette fois le conducteur de l'ambulance.

Secouristes visés

Il s'est enfui à pied avant de tomber sur une voiture de police stationnant à un croisement et de tirer de nouveau, tuant l'un de ses deux occupants. Puis il a pris la fuite dans la voiture de police, en emmenant avec lui l'autre polcier en otage, qui a été retrouvé mort par la suite.

Les médias s'interrogeaient mercredi sur ses motivations encore mystérieuses. Après avoir perdu sa femme, décédé d'un cancer, l'homme aurait commencé à braconner en 2005. Sans enfant, son seul compagnon était un chien, Burgi, qu'il a aussi abattu avant de probablement se donner la mort, selon la "Kronen-Zeitung".

Schizophrénie

"Il avait commencé il y a quelques semaines à dire qu'il avait des problèmes. Qu'il avait un autre 'je' ou quelque chose de ce genre (...) Je crois qu'il se sentait comme un schizophrène", témoigne dans le "Kurier" un ami du tueur. Le forcené l'avait appelé mardi dans la matinée pour prendre congé, après lui avoir avoué son acte, alors même que sa ferme était encerclée de policiers.

L'homme, âgé de 55 ans dirigeait une petite entreprise de transports. Il était notoirement sur le pied de guerre avec les autres chasseurs de la région, ayant même perdu son permis de chasse à la suite d'une rixe avec plusieurs d'entre eux.

/SERVICE


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