L'Iran va aider l'Irak à renforcer son armée

Les ministres de la Défense iranien et irakien ont signé un mémorandum d'accord selon lequel Téhéran va aider Bagdad à renforcer son armée, selon un communique officiel. La République islamique a toujours nié avoir des troupes en Irak, mais a admis avoir envoyé des armes et des conseillers militaires.

"Dans ce mémorandum, les différents domaines de coopération en matière défensive ont été établis (...) et il a été convenu que la coopération se poursuive pour la création d'une armée nationale irakienne afin de protéger l'intégrité territoriale et la sécurité de l'Irak", affirme un communiqué du ministère iranien de la Défense.

Dans cet accord, signé mardi soir, "les deux parties ont également insisté sur la nécessité de consultations régulières pour examiner les moyens d'assurer la sécurité dans la région. Car le terrorisme n'affecte pas seulement la sécurité en Irak mais également celle de toute la région", ajoute le texte.

"Menace terroriste"

Le ministre iranien de la Défense, Hossein Dehghan, a déclaré que "l'Irak et la Syrie sont aujourd'hui le théâtre d'actions terroristes et tout naturellement l'Iran et l'Irak doivent renforcer leur coopération face à cette menace", a rapporté l'agence de presse Fars.

Téhéran a toujours nié avoir des troupes en Irak, mais a admis avoir envoyé des armes et des conseillers militaires. L'Iran ne participe néanmoins pas à la coalition internationale anti-djihadistes menée par les Etats-Unis.

Général tué

Dimanche, les gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien, ont annoncé la mort du général de brigade Hamid Taghavi "tombé en martyr" lors d'une mission pour conseiller l'armée et les volontaires irakiens contre l'Etat islamique (EI) à Samarra (110 km au nord de Bagdad).

L'Iran entretient des liens étroits avec les autorités, majoritairement chiites, de Bagdad. Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi s'était rendu à Téhéran en octobre.

Par son engagement en Irak et en Syrie où il a aussi envoyé des conseillers auprès du régime de Bachar al-Assad, l'Iran cherche à stopper l'avancée des djihadistes sunnites de l'EI dans ces pays et éviter qu'ils constituent une menace directe pour lui.

/ATS


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