Le Parlement irakien embourbé alors que les insurgés avancent

Le Parlement irakien a de nouveau reporté, faute de consensus, sa séance prévue dimanche qui visait à s'entendre sur la constitution d'un nouveau gouvernement. L'impasse politique se poursuit alors que des combats faisaient rage entre gouvernementaux et islamistes à 70 km au nord de Bagdad.

Après une réunion inaugurale ayant tourné à la farce le 1er juillet, le président par intérim de l'assemblée a annoncé dimanche que les différents blocs n'étaient parvenus à "aucune forme d'accord" et que la réunion était reportée à mardi.

Les députés devaient s'entendre sur le nouveau gouvernement mais aussi sur le nom du prochain chef de l'Etat irakien ainsi que sur celui du nouveau président du Parlement, trois mois après les élections législatives. Selon un accord non officiel, le président du Parlement doit être sunnite, le président de la République kurde et le Premier ministre chiite.

Fronde contre al-Maliki

Le chef du gouvernement Nouri al-Maliki, dont la coalition est la première force au Parlement, souhaite obtenir un troisième mandat mais se heurte à l'opposition des sunnites et des Kurdes qui l'accusent d'avoir ignoré les intérêts de leurs communautés. Au sein même de la communauté chiite, majoritaire dans le pays, des voix se sont élevées pour réclamer le départ de M. al-Maliki.

Samedi, les parlementaires sunnites ont décidé de présenter Salim al-Joubouri, un islamiste modéré, à la présidence du Parlement. Mais ce dernier a affirmé qu'il n'accepterait pas de voir M. al-Maliki briguer un 3e mandat.

Outre l'absence de consensus, la réunion était déjà menacée d'une absence de quorum en raison d'une tempête de sable qui clouait au sol 25 députés kurdes à Erbil.

Quatre policiers tués

L'impasse politique se poursuit alors que les groupes armés jihadistes ont marqué des points dans le nord et l'ouest du pays, s'approchant de la capitale.

Les insurgés ont attaqué Dhoulouiya, s'emparant de plusieurs bâtiments administratifs, ont rapporté des policiers et des témoins. Quatre policiers ont été tués de même que deux combattants sunnites et deux civils.

/ATS


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