L'armée libyenne se déploie à Tripoli après des heurts meurtriers

L'armée libyenne s'est déployée lundi à Tripoli après des heurts meurtriers entre miliciens, selon un journaliste de l'AFP et des témoins. Ce déploiement intervient également après la libération du numéro deux des services de renseignements libyens, enlevé dimanche.

Des "unités de l'armée nationale sont sur le point d'entrer dans la ville de Tripoli à partir de plusieurs axes en vue de leur déploiement pour la sécuriser", a indiqué un communiqué du gouvernement.

Ce déploiement exceptionnel de l'armée libyenne est intervenu sur instruction du ministère de la Défense qui appelle les habitants de Tripoli à apporter "toutes les facilités" aux troupes pour leur permettre de s'acquitter de leur mission, selon le communiqué. Il a coïncidé avec l'annonce des autorités de Misrata de retirer leur milices de Tripoli, après les heurts meurtriers de vendredi.

Enlèvement d'un responsable

Les milices ont commencé à quitter la capitale, ont annoncé lundi des responsables du gouvernement.

Vendredi, une manifestation dans la capitale contre une de ces milices a dégénéré en affrontements armés et fait plus de 40 morts, les violences les plus meurtrières à Tripoli depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011.

Signe de la violence persistante dans la capitale libyenne, le numéro deux services de renseignements libyens, Moustapha Nouh, avait été emmené de force par des inconnus alors qu'il quittait l'aéroport international de Tripoli sans protection policière.

Le responsable, originaire de la ville de Misrata, a été libéré quelques heures plus tard par ses ravisseurs, a annoncé un responsable libyen, sans donner plus de détails. Cet enlèvement n'a pas été revendiqué mais les diverses milices qui imposent leur loi en Libye depuis la chute du colonel Kadhafi il y a deux ans se sont souvent rendues coupables de tels actes.

Attentat à Benghazi

Par ailleurs, le gouverneur militaire de la ville de Benghazi, chef lieu de l'Est libyen, a échappé lundi matin à une tentative d'assassinat au cours de laquelle un de ses compagnons a été tué et un autre grièvement blessé.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, l'Est libyen est régulièrement le théâtre d'assassinats, attribués par des experts à des islamistes extrémistes.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes