L'armée syrienne bombarde les faubourgs de Damas

Les forces du président syrien Bachar al Assad ont repris le bombardement des faubourgs de Damas contrôlés par les rebelles. Elles maintiennent la pression sur les quartiers qui auraient été mercredi la cible d'une attaque chimique, rapportent des activistes.

Des roquettes et des obus de mortier se sont abattus aux premières heures du jour sur Djobar et Zamalka, deux des quartiers où, selon l'opposition syrienne, des gaz neurotoxiques auraient fait entre 500 et 1300 morts mercredi.

Le quartier voisin de Kaboun, plus au nord, et le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, au sud, sont également la cible des bombardements, ajoutent les activistes.

Démenti des autorités

Les autorités syriennes ont catégoriquement démenti mercredi avoir eu recours à des armes non conventionnelles. Ces accusations "sont nulles et non avenues et totalement infondées", a affirmé un communiqué de l'armée, lu par un officier à la télévision.

"Il s'agit d'une tentative désespérée des groupes terroristes de cacher leurs échecs sur le terrain", a ajouté le communiqué. Le ministère des Affaires étrangères a estimé que "ces mensonges (...) visaient à faire dévier la commission d'enquête" de l'ONU "de sa mission".

"Ce n'est pas aujourd'hui la première fois que le régime recourt aux armes chimiques", a déclaré mercredi George Sabra, une des figures de l'insurrection devant la presse à Istanbul. "Mais cette attaque marque un tournant majeur dans les opérations du régime(...). Cette fois-ci, il s'agit d'annihilation plutôt que de terreur".

Des vidéos diffusées par les militants montrent des enfants inanimés étendus sur le sol à côté de corps d'hommes qui ne portent aucune trace de sang. Des hommes circulent entre les rangées de corps alignés.

Mission limitée

Une vingtaine d'inspecteurs des Nations unies se trouvent à Damas depuis dimanche pour enquêter sur les accusations d'utilisation d'armes chimiques ces derniers mois dans le conflit syrien.

L'accord entre Damas et l'ONU limite la mission des inspecteurs à Khan al-Assal (près d'Alep), Ataybé, près de Damas, et à Homs, dans le centre de la Syrie.

/SERVICE


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