L'audience du dirigeant chinois Bo Xilai a repris dimanche matin

Le procès pour corruption de Bo Xilai, au coeur d'un retentissant scandale politico-criminel en Chine, a repris dimanche. Lors des audiences précédentes, le dirigeant s'est vivement défendu tout en reconnaissant samedi avoir commis des erreurs.

Malgré l'apparente transparence des débats contradictoires, les autorités contrôlent étroitement ce procès sensible qui s'achèvera, de l'avis général des experts, par l'annonce d'un verdict déjà décidé par la direction communiste.

M. Bo, 64 ans, poursuivi pour corruption, détournement de fonds et abus de pouvoir, avait démenti en bloc jeudi et vendredi avoir reçu l'équivalent de 3,3 millions de francs en pots-de-vin, incluant une villa en France, de la part de deux hommes d'affaires.

En revanche, il a admis samedi avoir commis "des erreurs" et dit "assumer une certaine responsabilité" dans un détournement de cinq millions de yuans (755'000 francs) de fonds publics au profit de sa femme Gu Kailai.

Il a également reconnu des "erreurs" dans les suites dramatiques de l'assassinat par son épouse d'un Britannique proche du couple, Neil Heywood. Ce dernier a été empoisonné en novembre 2011 à Chongqing (sud-ouest), la métropole géante que Bo dirigeait alors.

Le responsable a été confronté samedi, au cours d'une audition surprise, à son ancien bras droit, le chef policier Wang Lijun. Tombé en disgrâce, ce dernier s'était réfugié en février 2012 dans un consulat américain et y avait exposé le meurtre de Heywood, précipitant la chute spectaculaire de Bo Xilai.

L'ancien membre du puissant Bureau politique du Parti communiste a cependant nié devant le tribunal avoir abusé de son pouvoir pour protéger sa femme. Le témoignage de Wang Lijun était discuté dimanche par la défense et l'accusation, a précisé le tribunal sur son microblog.

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