Ebola: les experts de l'OMS contre des restrictions aux voyages

Des restrictions aux voyages vers les pays touchés par l'Ebola risquent d'entraver la réponse à l'épidémie, a averti lundi à Genève le comité d'urgence de l'OMS. Il recommande à tous les pays de renforcer leur préparation à la fièvre hémorragique.

Au terme de leur seconde réunion depuis que l'épidémie a été déclarée le 8 août "une urgence de portée mondiale", les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont "fermement réitéré qu'il ne doit pas y avoir d'interdiction générale aux voyages ou au commerce avec les pays touchés" en Afrique de l'Ouest.

Risque d'isolement

Les experts ont souligné que les "annulations de vols et d'autres restrictions aux voyages continuent d'isoler les pays touchés, provoquent des conséquences économiques néfastes et entravent les efforts de secours et d'assistance, ce qui accroît le risque de propagation internationale" de l'épidémie.

Une meilleure coordination entre les autorités des pays touchés et le secteur des transports est nécessaire. Les experts rappellent en même temps que les personnes infectées et leurs contacts ne doivent pas voyager.

Mesures de quarantaine

Si des mesures "exceptionnelles" de quarantaine sont nécessaires dans les pays à forte transmission, elles doivent être proportionnées et basées sur des faits. Une information adéquate doit être fournie à la population, ainsi que les services et biens alimentaires essentiels, a affirmé le comité d'experts.

Le personnel de santé doit recevoir dans les pays touchés une protection et une formation adéquates, un soutien aux familles des personnes décédées et un accès aux soins de santé, en particulier pour le personnel de santé expatrié.

Fin du confinement

Sur les lieux où l'épidémie sévit, en Afrique de l'Ouest, la Sierra Leone a indiqué lundi avoir découvert finalement 70 cadavres et 150 nouveaux cas de virus après le confinement général de trois jours, ont annoncé les autorités.

Quant au bilan global, il continue de s'alourdir. L'épidémie a infecté 5800 personnes, dont 2800 sont mortes en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, a indiqué l'OMS. Le précédent bilan faisait état de 5347 cas avec 2630 morts. L'OMS admet que le nombre de cas officiellement déclarés est sous-estimé.

/ATS


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