L'ex-président pakistanais Pervez Musharraf hospitalisé d'urgence

L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf, appelé à comparaître pour "haute trahison", a été transporté d'urgence dans un hôpital militaire en raison de "problèmes cardiaques", ont annoncé la police et des proches. Ses avocats ont boycotté une audience pour dénoncer des menaces.

M. Musharraf , âgé de 70 ans, se rendait au tribunal, mais a ressenti un malaise en cours de route et a aussitôt bifurqué vers l'institut de cardiologie des forces armées, selon des sources policières et des proches. "Il a eu un problème cardiaque", a déclaré au tribunal Jan Mohammad, un haut responsable de la police pakistanaise pour expliquer son absence à l'audience.

L'armée et les forces spéciales quadrillaient d'ailleurs le périmètre de cet hôpital de Rawalpindi, ville jumelle de la capitale Islamabad, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Menaces

Par ailleurs, les avocats de Pervez Musharraf ont affirmé jeudi être la cible de "menaces" directes des autorités. "De 01h00 à 05h00 du matin, j'étais l'objet de menaces constantes. Quelqu'un frappait et sonnait constamment à ma porte", a dit au tribunal Anwar Mansoor Khan, un des avocats de M. Musharraf.

"Cela ne m'était jamais arrivé en 40 ans de carrière", a assuré M. Khan, qui avait affirmé la veille avoir été récemment attaqué dans sa voiture. Un autre avocat de M. Musharraf, Sharifuddin Pirzada, a aussi fait état de menaces contre sa personne.

Salle d'audience désertée

Interrogé par l'un des trois juges à la tête de ce tribunal spécial sur l'identité de la ou des personnes qui le "menaçaient" M. Khan a répondu : "ce gouvernement".

Le tribunal s'est aussitôt engagé à enquêter sur ces nouvelles allégations mais les avocats de l'ex-dirigeant ont quitté la salle d'audience d'un seul coup dans ce nouveau rebondissement de la saga judiciaire Musharraf.

/ATS


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