L'impasse en Ukraine alors que Iatseniouk va s'exprimer à l'ONU

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk doit relayer les craintes de Kiev à l'Assemblée générale de l'ONU à New York où il doit s'exprimer mercredi. Sur le terrain, la trêve des combats se consolide.

M. Iatseniouk s'exprimera à la tribune de l'ONU alors que les négociations de paix sur l'avenir de l'est de l'Ukraine semblent dans l'impasse, après l'annonce la veille par les séparatistes de nouveaux scrutins en novembre dans leur fief.

L'annonce d'élections présidentielle et législatives le 2 novembre dans les régions russophones de Donetsk et de Lougansk est un coup dur pour le chef de l'Etat ukrainien, qui avait proposé aux séparatistes le principe d'un "statut spécial" pour trois ans.

Processus fragile

L'ébauche de plan de paix de Petro Porochenko visait à accorder une plus grande autonomie aux régions séparatistes et prévoyait la tenue d'élections locales le 7 décembre et une amnistie sous conditions pour les combattants.

Ces annonces mettent en lumière la fragilité du processus de paix lancé ces dernières semaines. Si la trêve des combats est globalement respectée, le volet politique concernant l'avenir des régions russophones de l'Est est beaucoup plus problématique.

Les canons retirés

Sur le plan militaire, l'armée et la rébellion continuent le retrait de leurs canons de la ligne de front. En retirant graduellement leurs pièces d'artillerie, les belligérants permettent la mise en oeuvre d'une zone tampon de 30 km le long de la ligne de front gelée le 19 septembre.

Mais cette zone démilitarisée vient au monde dans la douleur. Si, d'après la mairie de Donetsk, un seul civil a été tué depuis la consolidation du cessez-le-feu samedi, des combats continuent de se dérouler, notamment dans le secteur de l'aéroport de la ville, contrôlé par l'armée ukrainienne qui y est quasiment encerclée et qui essuie quotidiennement des tirs rebelles.

L'OTAN a pour sa part observé un retrait significatif des troupes russes se trouvant dans l'est de l'Ukraine. Mais une grande partie d'entre elles demeurent encore stationnées à proximité de la frontière, a indiqué mercredi un porte-parole de l'Alliance.

/ATS


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