La "Manif pour tous" défile à Paris contre les mères porteuses

"Non aux mères porteuses", "protégeons la famille": des milliers de manifestants ont défilé dimanche à Paris à l'appel du collectif "Manif pour tous". Cette marche protestataire est de retour dans la rue après avoir combattu en vain le mariage homosexuel. Une "Manif" a aussi eu lieu à Bordeaux.

Environ 70'000 personnes selon la police et 500'000 d'après les organisateurs ont défilé dans les rues de la capitale. A Bordeaux, ils étaient 7500 pour la police, 30'000 selon le collectif.

Les décomptes laissent apparaître un léger tassement par rapport à la précédente manifestation qui, il y a huit mois, avait rassemblé à Paris et à Lyon 100'000 personnes selon la police, 540'000 selon le collectif.

Brèves échauffourées

A Paris, le cortège s'est mis en marche en début d'après-midi dans l'ouest de la capitale et s'est dispersé rapidement dans le calme à Montparnasse. Peu après, de brèves échauffourées sans gravité ont éclaté entre les forces de l'ordre et "un groupe de radicaux qui criaient des slogans antirépublicains", selon une source policière.

Têtes dissimulées sous une capuche et visages masqués, les protestataires ont lancé des fumigènes et des pétards dans les rues adjacentes à la gare Montparnasse. Plus d'un millier de policiers avaient été mobilisés pour assurer la sécurité de la manifestation.

Malgré le froid et le ciel plombé, la "Manif pour tous" a mobilisé un public hétéroclite: adultes accompagnés de leurs enfants, jeunes ou retraités. Ils ont défilé en brandissant drapeaux français ou des étendards aux couleurs du collectif.

GPA visée

En ligne de mire du collectif baptisé "Manif pour tous" par antinomie avec la loi dite du "mariage pour tous": la procréation médicalement assistée (PMA) ou la gestation pour autrui (GPA). Egalement ciblé, le coup de rabot annoncé sur les allocations familiales.

La question d'un recours aux mères porteuses cristallise la plupart des craintes, malgré les garanties récemment apportées par le Premier ministre, Manuel Valls, qui a assuré qu'elle "est et sera interdite" en France.

/ATS


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