La Suisse va accueillir un contingent de 500 réfugiés syriens

La Suisse va accueillir 500 réfugiés syriens. Les premiers arriveront au plus tôt en octobre. Le Conseil fédéral a donné son aval pour la prise en charge d'un contingent global dans le cadre d'un projet pilote de trois ans.

Au vu de la situation humanitaire désastreuse en Syrie et du nombre toujours plus grand de réfugiés qui affluent dans les États voisins, il est urgent d’accueillir un groupe important de personnes en provenance de la zone de conflit, fait valoir le gouvernement.

Un programme d'intégration "rapide et entière" devisé à 12 millions de francs sera élaboré avec les cantons intéressés d'ici la fin de l'année. Le Parlement devra se prononcer sur ce crédit.

En outre, les familles des Syriens de Suisse pourront désormais plus facilement entrer sur le territoire national. La ministre de la justice Simonetta Sommaruga a décidé de faciliter avec effet immédiat les conditions d'octroi de visas. Les enfants majeurs, les grands-parents et les frères et soeurs notamment pourront se voir offrir plus rapidement le sésame.

Par ailleurs, à Genève, le Haut Commissariat aux réfugiés a réuni des représentants de la Turquie, de la Jordanie, du Liban et de l'Irak. Le but est de renforcer le soutien à ces pays confrontés à un afflux de quelque deux millions de Syriens, dont plus de la moitié sont mineurs.

Russie prête à agir

Les réfugiés recensés par le HCR se répartissent de la manière suivante: 716'000 au Liban, 515'000 en Jordanie, 460'000 en Turquie, 168'000 en Irak, 110'000 en Egypte.

Sur le plan diplomatique, la Russie serait prête à agir "résolument" voire à soutenir une action armée en Syrie si les Occidentaux présentaient à l'ONU des "preuves convaincantes" de l'usage d'armes chimiques par le pouvoir syrien, a déclaré le président russe Vladimir Poutine.

Aux Etats-Unis, un nouveau projet de résolution a été élaboré au Sénat pour autoriser Barack Obama à lancer des frappes militaires. Il fixe une limite de 60 jours à une intervention, avec possibilité de prolongation de 30 jours, et interdit l'envoi de troupes au sol.

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