La gauche au pouvoir en danger en Uruguay

Les bureaux de vote ont ouvert dimanche en Uruguay pour désigner le successeur à la présidence du charismatique José Mujica et renouveler les représentants au parlement pour une durée de cinq ans. Un scrutin qui pourrait voir le Frente amplio (gauche) au pouvoir depuis dix ans perdre sa majorité parlementaire, voire la présidence.

Le prédécesseur de M. Mujica, Tabaré Vazquez (2005-2010), premier président de gauche du pays, est donné gagnant mais devra remporter 50% des voix s'il veut éviter un second tour face aux fils de deux anciens dirigeants: Luis Lacalle Pou (Parti national, centre droit) ou Pedro Bordaberry (Parti Colorado, conservateur), placé en troisième position par les sondages.

Un total de 2,6 millions d'électeurs de ce petit pays de 3,3 millions d'habitants doivent, outre leur président, choisir les 30 sénateurs et 99 députés du parlement. Ils se prononcent également par référendum sur l'abaissement à 16 ans de l'âge de responsabilité pénale des criminels. Le scrutin, qui est obligatoire en Uruguay, doit se terminer à 19h30 locales (22h30 en Suisse).

Lacalle Pou en embuscade

Le président sortant José Mujica a été l'un des premiers à voter dans le quartier populaire de Cerro, dans la capitale Montevideo. Il est arrivé dans sa vieille Volkswagen accompagné de sa femme, la sénatrice Lucía Topolansky. Les derniers sondages donnent un net avantage à Tabaré Vazquez, un cancérologue de 74 ans, qui obtiendrait entre 43% et 46% des suffrages.

Le jeune député Luis Lacalle Pou, 41 ans, auteur d'une campagne remarquée fait, selon certains sondages, jeu égal avec le candidat du Frente amplio du président sortant, en cas de second tour.

Dernier représentant des partis traditionnels, le parlementaire Pedro Bordaberry, 54 ans, fils de l'auteur du coup d'Etat qui avait mené à l'instauration d'une longue dictature militaire (1973-1985) affiche environ 15% des intentions de vote.

/ATS


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