La ministre des Affaires étrangères géorgienne démissionne

La ministre géorgienne des Affaires étrangères Maïa Pandjikidze a annoncé mercredi sa démission dans un contexte de crise politique. Une crise provoquée par le limogeage la veille du ministre pro-occidental de la Défense, Irakli Alassania, dans cette ex-république soviétique du Caucase du Sud.

La ministre et ses quatre adjoints ont démissionné "pour montrer à quelle menace fait face le pays", a précisé lors d'une conférence de presse Mme Pandjikidze, membre du parti Démocrates libres, dirigé par M. Alassania.

Après le départ de deux de ses ministres, le parti Démocrates libres a décidé de quitter la coalition gouvernementale Rêve Géorgien, privant ainsi le Premier ministre Irakli Garibachvili de sa majorité au Parlement.

Mardi soir, M. Garibachvili a limogé Irakli Alassania, déclenchant ainsi une crise gouvernementale qui menace l'existence de la coalition au pouvoir. Il a été remplacé au poste de ministre de la Défense par Mindia Djanelidze, 36 ans, jusqu'alors secrétaire à la Sécurité d'État.

Cette décision inattendue a été précédée de l'ouverture de poursuites judiciaires contre plusieurs hauts responsables du ministère de la Défense, accusés de corruption. Une accusation rejetée par M. Alassania comme "sans fondement et ayant des motivations politiques".

Selon le vice Premier ministre Kakha Kaladze, d'autres membres du parti Démocrates libres, parmi lesquels le ministre de la Justice, devraient prochainement suivre Mme Pandjikidze et présenter leur démission.

Coalition en danger

Le secrétaire d'Etat géorgien à l'intégration européenne et euroatlantique, Alexi Petriachvili, un allié de M. Alassania, avait annoncé mardi qu'il démissionnait pour protester contre les décisions du Premier ministre.

Quant au président géorgien, Guiorgui Margvelachvili, il avait publié en urgence un communiqué dénonçant "une confrontation politique qui met en danger le fonctionnement des institutions de l'Etat et l'intégration euroatlantique du pays".

Ces développements soulèvent les craintes d'un éclatement imminent de la coalition gouvernementale du Rêve Géorgien, arrivée au pouvoir avec les élections législatives de 2012.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes