La police ukrainienne reprend une partie de Kiev - premiers tués

Les forces anti-émeute ukrainiennes, soutenues par un blindé, ont repris mercredi une partie du centre de Kiev. De violentes batailles avec les manifestants ont fait de premiers tués, après deux mois de confrontation. L'UE a appelé à "un arrêt immédiat" des violences, alors que les Etats-Unis ont révoqué les visas de plusieurs Ukrainiens.

Deux hommes ont été tués par balles dans la zone du centre-ville où ont lieu les affrontements, a indiqué le parquet ukrainien, confirmant des éléments donnés par l'opposition. Celle-ci a fait état aussi d'un troisième tué, un jeune homme décédé mardi après être tombé dimanche de plus de 10 mètres de haut alors qu'il cherchait à échapper aux forces anti-émeutes.

Selon une source au sein du service médical improvisé de l'opposition, un des manifestants a été "probablement tué par un tireur embusqué".

Arrestations

Cinquante personnes ont été arrêtées dans la nuit et 29 d'entre elles inculpées de participation à une manifestation de masse, a rapporté la police, qui parle de 167 blessés dans ses propres rangs. Depuis dimanche, au moins 200 personnes avaient été blessées avant même l'assaut de mercredi, selon le ministère de l'Intérieur.

Et un corps avec des traces de tortures a été découvert dans la banlieue de Kiev, ont annoncé des médias ukrainiens citant un policier local.

Gouvernement menaçant

Le président Viktor Ianoukovitch, qui a appelé dans la matinée les Ukrainiens à ne pas suivre "les extrémistes", a rencontré les trois leaders de l'opposition ukrainienne. Dans un communiqué, la présidence a indiqué que la réunion avait duré trois heures et constituait une "première étape" dans des négociations, sans donner davantage de précisions.

Au même moment, le Premier ministre Mykola Azarov a autorisé la police à passer outre l'interdiction habituelle des canons à eau par des températures inférieures à zéro. Il faisait près de moins dix degrés mercredi à Kiev. Le chef du gouvernement avait menacé mardi soir de recourir à la force.

/ATS


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