La présidente Dalia Grybauskaite favorite de l'élection en Lituanie

Dalia Grybauskaite était en bonne place dimanche soir pour remporter son second mandat en tant que présidente de la Lituanie. Les premiers résultats de l'élection présidentielle devraient être connus dans la nuit de dimanche à lundi. La favorite du scrutin est connue pour ses critiques à l'égard de Moscou.

Surnommée la "dame de fer" balte, Mme Grybauskaite, 58 ans, pourrait être réélue dès le premier tour en fonction des résultats. Les sondages la créditaient de plus de 50% des intentions de vote, mais tout devait dépendre de la participation. La présidente devait franchir le seuil de 50% pour que sa réélection soit validée.

Dimanche en début de soirée, le taux de participation à ce premier tour avoisinait les 50%, alors que les bureaux de vote fermaient à 19h00 (heure suisse).

Parmi les principaux rivaux de Mme Grybauskaite figurent le député européen social-démocrate Zigmantas Balcytis et le député travailliste Arturas Paulauskas.

Prête à prendre les armes

Cette élection coïncide aussi avec une montée de l'inquiétude suscitée en Lituanie par les agissements de la Russie en Ukraine et son potentiel militaire grandissant aux frontières de cette ex-république soviétique.

Lors de la campagne, Mme Grybauskaite n'a pas mâché ses mots en se déclarant "prête à prendre elle-même les armes pour défendre le pays si la sécurité nationale le nécessite".

Le principal rôle du chef de l'Etat lituanien est de diriger la politique étrangère et la présidente sortante s'est particulièrement illustrée par ses critiques acerbes contre les agissements de la Russie. Elle a ainsi accueilli fin avril en Lituanie les troupes américaines, alors que l'Otan renforçait sa présence dans les pays baltes.

Programme d'austérité

Célibataire, ceinture noire de karaté, Dalia Grybauskaite, ex-commissaire européenne au budget, est connue pour son franc-parler. Elle n'est affiliée a aucun parti.

Mme Grybauskaite avait fermement soutenu le programme d'austérité quand la Lituanie avait basculé dans la crise en 2009. Elle a également plaidé pour l'adoption de l'euro l'an prochain.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes