La presse chinoise redoute une intervention occidentale en Syrie

La presse officielle chinoise a appelé à une mobilisation internationale pour empêcher une intervention armée en Syrie, alors que plusieurs pays occidentaux ont annoncé vouloir agir contre l'utilisation d'armes chimiques. Barack Obama n'envisage cependant aucun engagement militaire direct des Etats-Unis.

"La communauté internationale devrait faire preuve de patience plutôt que de se laisser mener par le bout du nez par les services de renseignement américains", a écrit le journal "China Daily" dans un éditorial intitulé: "Pas d'excuse pour des frappes".

"Il y a dix ans, les Etats-Unis et leurs alliés ont contourné l'ONU pour imposer par la force un changement de régime en Irak, sous le prétexte que ce régime détenait des armes de destruction massive. Cela ne doit pas être permis une nouvelle fois", a ajouté le quotidien.

Mise en garde chinoise

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a assuré lundi que des armes chimiques avaient bien été utilisées en Syrie la semaine dernière, jugeant qu'il s'agissait d'une "indécence morale" pour laquelle les responsables devaient répondre de leurs actes.

Dans un communiqué publié jeudi, le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi met par ailleurs en garde contre "toute ingérence" dans l'enquête en cours de l'ONU sur l'attaque chimique du 21 août.

Depuis plus de deux ans, la Chine refuse d'endosser les appels internationaux à exercer davantage de pression sur le régime de Bachar al-Assad, usant de son veto au Conseil de sécurité des Nations unies.

Pas d'intervention directe américaine

Barack Obama a affirmé mercredi qu'il n'avait pas encore pris de décision sur la réaction américaine à l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Si toutefois les Etats-Unis intervenaient, ce serait pour dissuader le régime de recommencer.

Assurant que son pays avait conclu à la responsabilité du régime de Damas dans l'attaque chimique meurtrière de la semaine dernière, le président des Etats-Unis a aussi écarté une implication directe de son pays dans la guerre civile syrienne.

De son côté, le Premier ministre britannique David Cameron va tenter de convaincre jeudi un Parlement sceptique de la justesse d'une intervention militaire ciblée.

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