Syrie: le régime repousse un raid des djihadistes à Deir Ezzor

L'Etat islamique (EI) a pénétré samedi sur la base aérienne de Deir Ezzor, l'un des derniers bastions des forces gouvernementales dans l'est de la Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les djihadistes ont ensuite été repoussés par les militaires.

Les combattants djihadistes ont attaqué la base à l'aube mais ont été contraints ensuite de battre en retraite, a déclaré l'OSDH. L'organisme fait état de 119 morts au total dans les deux camps en trois jours d'offensive dans la région. Selon l'OSDH, les combattants de l'EI se sont également retirés d'une montagne dominant Deir Ezzor après avoir subi d'intenses bombardements.

Les médias d'Etat syriens ont déclaré qu'"un certain nombre de terroristes" avaient été tués la veille à Al Djoufra, un quartier proche de la base aérienne.

L'EI contrôle de vastes pans de territoire dans l'est de la Syrie et le nord et l'ouest de l'Irak. Il a consolidé cette année son emprise sur la province pétrolifère de Deir Ezzor, où l'armée syrienne ne contrôle quasiment plus que la base aérienne.

L'assaut est intervenu après un attentat-suicide mené par l'EI à l'entrée principale de l'aéroport et de bombardements violents à l'artillerie des positions des forces gouvernementales, selon l'OSDH.

Raids iraniens

Par ailleurs, un haut responsable iranien a confirmé que l'armée de son pays a frappé les djihadistes l'EI en Irak, dans un entretien avec le quotidien britannique "The Guardian". Les raids n'ont toutefois pas été coordonnés avec les Etats-Unis, a-t-il précisé.

L'Iran avait jusqu'à présent refusé de confirmer les informations du Pentagone sur ses frappes aériennes en Irak diffusées en début de semaine.

Eviter toute "complaisance"

Le premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a pour sa part déclaré qu'il n'avait pas connaissance de frappes iraniennes contre les positions d'EI en Irak.

En Europe, la France a mis en garde contre toute "complaisance" à l'égard de Téhéran, refusant de lier l'épineux dossier nucléaire à la participation iranienne à la lutte contre EI.

/ATS


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