Le conflit à l'agenda des dirigeants du G8 à la veille du sommet

A la veille du sommet du G8 en Irlande du Nord, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde dimanche les Occidentaux contre la livraison d'armes aux rebelles syriens. Le rythme des rencontres à haut niveau s'est accéléré depuis la tournant stratégique pris par Washington jeudi.

Dans une conférence de presse commune avec le premier ministre britannique David Cameron à Londres, le chef du Kremlin a affirmé que Moscou "ne violait pas les règles" internationales en livrant des armes au régime de Damas mais qu'il en irait différemment si les Ooccidentaux fournissaient de l'armement aux rebelles syriens.

Je pense que tout le monde sera d'accord sur le fait que cela ne vaut pas la peine de soutenir des personnes qui non seulement tuent leurs ennemis mais mangent aussi leurs organes en public et devant les caméras", a-t-il lancé en référence à une vidéo diffusée en mai et montrant un rebelle syrien éviscérant un soldat.

"Voulez-vous appuyer ces gens-là avec des armes ? Mais (...) cela n'a pratiquement rien à voir avec les valeurs humanitaires prônées depuis des siècles en Europe", a ajouté M. Poutine, qui doit avoir lundi une rencontre bilatérale avec son homologue américain Barack Obama.

Le sommet du G8 intervient à un tournant dans la stratégie de Washington: les Etats-Unis ont annoncé jeudi qu'ils allaient fournir une "aide militaire" à l'opposition syrienne, sans en préciser la nature. Selon Washington, Damas a franchi "la ligne rouge" en utilisant des armes chimiques.

Nombreuses déclarations

Samedi, le chef de la diplomatie américaine John Kerry a estimé que l'utilisation d'armes chimiques compromettait une résolution politique de ce conflit. L'Union européenne avait levé en mai l'embargo sur les armes à destination des rebelles, mais aucune décision n'a été prise à ce jour sur la livraison effective d'armes

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