Le président François Hollande tente de ressouder sa majorité

François Hollande a reçu à sa table les chefs des partis de gauche lundi soir à l'Elysée. Le chef de l'Etat français a tenté de ressouder sa majorité parlementaire et d'obtenir davantage de solidarité, en dépit de sa promesse électorale de ne pas recevoir les élus à l'Élysée.

Outre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le premier secrétaire du PS, Harlem Désir et le secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts, Pascal Durand, étaient présents. Parmi les personnes invitées figuraient le président du Mouvement progressiste, Robert Hue, et le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet.

L'entourage d'un participant a évoqué "une séance de 'calinothérapie'" présidentielle. Cela à quelques semaines d'une rentrée risquée, notamment sur le front des retraites, et à huit mois des élections municipales.

François Hollande, qui a déjà rencontré des parlementaires de la majorité, y compris à l'Elysée, recevra mardi Pierre Laurent, le numéro un du Parti communiste.

Petit comité

L'opposition y voit un reniement du président qui, lors de sa campagne, avait lancé "Moi, président, je ne me conduirai pas en chef de la majorité". Elle considère aussi qu'il s'agit d'une rupture de plus avec l'image du "président normal".

Les ténors du Parti socialiste rejettent ces critiques, soulignant qu'un dîner en petit comité n'a rien à voir avec les grand-messes orchestrées par Nicolas Sarkozy lorsqu'il recevait des centaines de parlementaires. Pour le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, "qu'il rencontre les responsables politiques, c'est la moindre des choses".

Une série de dossiers ont valu ces derniers mois des reproches au chef de l'Etat. Les plus sensibles ont été ceux du nucléaire, de la transition énergétique et du budget du ministère de l'Ecologie - marqué par l'éviction du gouvernement Delphine Batho - qui ont conduits les Verts au bord du clash.

Déficit de communication

Les Radicaux de gauche ont refusé de voter la transparence ou le non-cumul des mandats tandis que d'autres partenaires considèrent que la barre n'est pas assez à gauche. Un sentiment partagé par l'aile gauche du PS. Plus largement, les alliés du PS déplorent un manque de communication sur les projets de l'exécutif.

/SERVICE


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus