Le scrutin pour les législatives a été perturbé en Thaïlande

Les manifestants en Thaïlande ont perturbé dimanche les législatives boycottées par l'opposition, bloquant le travail de milliers de bureaux de vote et plongeant le pays dans un imbroglio électoral. Quelque 46 millions de personnes étaient appelées aux urnes.

La Première ministre Yingluck Shinawatra a été parmi les premières personnes à glisser son bulletin dans l'urne. Elle s'était rendue dans le bureau de vote de son quartier à Bangkok, sous haute surveillance policière.

Refusant de démissionner comme le réclament les manifestants depuis l'automne, la Première ministre avait proposé ces législatives comme une sortie de crise.

Mais les manifestants campent sur leurs positions. Ils ont perturbé l'organisation du scrutin, empêchant l'ouverture de quelque 10'000 bureaux de vote, soit plus de 10% de l'ensemble, a annoncé la Commission électorale après la fermeture du scrutin.

Aucun résultat dimanche

Face à ces obstructions sans précédent, la commission a annoncé qu'aucun résultat, même préliminaire, ne serait annoncé dimanche soir. Ils pourraient être repoussés de plusieurs semaines, le temps que les électeurs lésés se voient proposer un scrutin de remplacement.

Un tel scrutin est prévu le 23 février pour les 440'000 électeurs qui s'étaient inscrits pour le vote anticipé et qui avaient été empêchés de voter dimanche dernier.

Les sept heures qu'a duré le vote ce dimanche ont été émaillées de protestations de citoyens découvrant porte close à leur bureau de vote.

Scrutin boycotté

Alors que la crise actuelle a déjà fait au moins dix morts et des centaines de blessés, quelque 130'000 policiers ont été déployés dimanche dans tout le pays pour protéger les bureaux de vote.

La principale formation d'opposition, le Parti démocrate, boycottait le scrutin. Elle a menacé dimanche de contester le vote devant la justice, sans dire pour l'heure sur quelle base.

Dans tous les cas, le Parlement ne pourra pas se réunir, faute d'un quorum de 95% des 500 députés, conduisant à une paralysie politique, avec un gouvernement expédiant les affaires courantes tandis que l'opposition continue de manifester.

/ATS


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