Les Etats-Unis et la Russie restent divisés sur la Syrie

La Maison-Blanche a estimé vendredi que la Russie n'avait "rien à apporter" au débat politique sur la Syrie aux Etats-Unis, après que le président républicain de la Chambre eut refusé de rencontrer une délégation russe à ce sujet. Un nouveau navire de guerre russe doit faire route dans ce contexte vers les côtes syriennes après avoir embarqué une "cargaison spéciale" à Novorossiïsk.

En marge du G20 à Saint-Pétersbourg (Russie) auquel participe le président Barack Obama, son conseiller adjoint de sécurité nationale Ben Rhodes a une nouvelle fois reproché à Moscou de "refuser d'agir" à l'ONU contre le régime de Damas et de vouloir "éviter les problèmes de fond" dans ce dossier.

Les leaders des pays du G20 n'ont eux pu que constater jeudi à Saint-Pétersbourg leurs divisions sur la Syrie, cristallisées autour des tensions entre Barack Obama et Vladimir Poutine. Le chef du gouvernement italien Enrico Letta a dit que le dîner avait "confirmé les divisions".

Vendredi, les chefs d'Etat et de gouvernement ont eux très rapidement expédié la photo de famille concluant leur sommet.

Plusieurs bateaux sur place

Le navire de débarquement russe Nikolaï Filtchenkov va de son côté faire escale vendredi à Novorossiïsk avant de faire route vers la Méditerranée, a indiqué une source de l'état-major de la Marine russe.

"Le navire va faire escale à Novorossiïsk, où il va embarquer une cargaison spéciale", a indiqué cette source, sans autre précision.

La Russie, fidèle allié du régime syrien dont les navires de guerre ont maintenu une présence dans l'est de la Méditerranée depuis le début de la crise, a dépêché dans la zone ces derniers jours plusieurs autres navires.

La délégation de parlementaires russes qui devait se rendre à Washington "n'ira pas aux Etats-Unis pour parler de la question syrienne", a déclaré vendredi le président de la Douma (la chambre basse russe) Sergueï Narychkine, cité par les agences.

Réunion récente avec Poutine

"Le refus d'entendre nos arguments au niveau parlementaire montre combien nos partenaires américains comprennent la faiblesse de leur propre position, et en dit long sur leur attitude à l'égard du droit international", a ajouté ce responsable.

M. Narychkine et la présidente du Conseil de la Fédération, la chambre haute russe, Valentina Matvienko, avaient annoncé lundi, lors d'une rencontre avec Vladimir Poutine, l'envoi de cette délégation pour tenter de convaincre les parlementaires américains de ne pas autoriser des frappes en Syrie.

Le président républicain de la Chambre des représentants américains, John Boehner, a toutefois refusé cette rencontre, a souligné jeudi son porte-parole.

/SERVICE


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