Premières législatives irakiennes depuis le retrait américain

Les Irakiens se sont rendus aux urnes mercredi pour les premières élections législatives depuis le départ des troupes américaines fin 2011. Même si les violences n'ont pas épargné le jour du scrutin, le premier ministre sortant Nouri al-Maliki, qui brigue un troisième mandat, se dit "sûr de sa victoire".

Quelque 20 millions d'électeurs étaient appelés à choisir 328 députés parmi 9039 candidats. Environ 60% des électeurs irakiens sont allés voter pour ces législatives, a annoncé la Haute commission électorale irakienne (IHEC) après la fermeture des bureaux de vote.

Le commissaire principal de l'IHEC, Muqdad al-Charifi, n'a pu fournir un taux plus précis en l'absence d'informations sur la participation dans certaines zones du pays, que M. Charifi a qualifié de "sensibles". L'IHEC n'a pas non plus précisé quand le taux de participation officiel serait annoncé. Les résultats des élections en eux-mêmes ne sont pas attendus avant la mi-mai.

Au moins 14 morts

Les forces de sécurité étaient déployées en nombre pour prévenir tout attentat. Les voitures avaient interdiction de circuler dans Bagdad depuis mardi soir.

Le jour du scrutin a toutefois déjà été marqué par des attaques qui ont fait au moins 14 morts et 35 blessés. Les autorités ont dénombré plus de 50 attaques, visant principalement des bureaux de vote ou des électeurs. Les violences avaient déjà tué près de 90 personnes ces deux derniers jours.

La commission électorale a reconnu qu'elle ne pouvait garantir le déroulement du scrutin que dans 70% de la province d'Anbar, sans compter Falloujah, où l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) - organisation issue d'Al-Qaïda - est implanté.

Plus de soldats américains

En l'absence de sondages fiables, il est difficile de prédire la composition du prochain parlement. La coalition de l'Etat de droit de Nouri al Maliki fait toutefois figure de favorite.

Pourtant le premier ministre affiche un bilan très critiqué, notamment pour n'avoir pas résolu les problèmes du chômage et de corruption, ni remédié au piètre état des services publics. De plus, le pays reste plongé dans des violences qui font en moyenne 25 victimes chaque jour.

/ATS


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