Les Maldiviens à nouveau appelés aux urnes

Les citoyens des Maldives retournent aux urnes samedi pour élire leur président. Ce scrutin doit permettre de clore deux ans de troubles politiques dans cet archipel de l'océan Indien connu pour ses plages de sable blanc et ses eaux turquoises.

Les 475 bureaux de vote ont ouvert à 07h30 (03h30 en Suisse). Les quelque 239'000 électeurs inscrits ont jusqu'en fin d'après-midi pour choisir entre deux candidats.

Mohamed Nasheed, 46 ans, était arrivé en tête du premier tour samedi passé, avec 47% des voix. Il pourrait retrouver un siège qu'il a abandonné l'an dernier après avoir été victime de ce qu'il a qualifié de coup d'Etat. Ce politicien était devenu en 2008 le premier président démocratiquement élu de cet archipel.

Son adversaire du second tour est Abdulla Yameen. Il s'agit du demi-frère de Maumoon Abdul Gayoom, qui a dirigé les Maldives pendant trente ans. Ce dernier est qualifié de dictateur par ses opposants et les organisations de défense des droits de l'homme.

Troubles politiques

Les troubles politiques émaillés de manifestations parfois violentes dans les rues de Malé, la capitale, ont nui au tourisme, source cruciale de devises étrangères de l'archipel. Même si le second tour se passe dans le calme, il n'est pas certain que l'élection ramène de la stabilité.

La campagne électorale s'est notamment focalisée sur le rôle à venir de la religion dans un pays majoritairement musulman où l'islamisme est en progrès. Lors de son ultime discours de campagne, jeudi, Mohamed Nasheed a reproché à ses rivaux d'instrumentaliser l'islam en l'accusant d'être à la tête d'un parti trop laïque et trop proche de l'Occident.

Suite de scrutins

Le premier tour de la présidentielle s'est tenu le 7 septembre, mais la Cour suprême de l'archipel l'a annulé en raison d'irrégularités supposées. Le scrutin semblait pourtant s'être déroulé sans incident.

Un nouveau scrutin fixé au 19 octobre a été reporté in extremis, tous les candidats n'ayant pas approuvé les listes électorales, selon l'argumentaire de la police qui a invoqué un arrêt de la même Cour suprême.

Le premier tour s'est finalement déroulé samedi passé. Le second tour, le lendemain, avait été suspendu par la Cour suprême. Celle-ci a prolongé le mandat du président sortant, Mohamed Waheed, jusqu'à ce que le processus électoral parvienne à son terme.

/ATS


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