Les experts en armes chimiques de l'ONU de retour en Syrie

Des experts de l'ONU sont retournés mercredi en Syrie pour enquêter sur de nombreuses attaques présumées aux armes chimiques dans le conflit. Ceci au moment où Occidentaux et Russes négocient toujours une résolution sur le désarmement chimique syrien.

Sur le terrain, la rébellion qui combat le régime de Bachar al-Assad depuis plus de deux ans s'est fracturée encore davantage, les principaux groupes islamistes rompant avec l'opposition politique et annonçant une nouvelle alliance avec un groupe lié à Al-Qaïda.

Cette décision va mettre dans l'embarras les Occidentaux qui soutiennent l'opposition politique et armée, désormais affaiblie et désunie face au régime de Damas.

Dirigée par Aake Sellström, l'équipe d'experts est arrivée à Damas dans un convoi de trois véhicules de l'ONU. Elle doit vérifier "13 ou 14" allégations des deux camps sur un recours à l'arme chimique dans les combats à travers le pays. M. Sellström avait indiqué récemment que son équipe espérait pouvoir présenter un rapport final sur les accusations "peut-être à la fin octobre".

Rapport contesté

Le mois dernier, ils avaient enquêté sur une attaque à l'arme chimique survenue le 21 août près de Damas, qui avait fait près de 1500 morts selon Washington. Dans leur rapport du 16 septembre, ils avaient conclu à l'utilisation de gaz sarin à une large échelle dans cette attaque mais sans pointer du doigt les responsables.

Mais pour Washington, Paris et Londres, ce rapport ne laissait "aucun doute" quant à la "responsabilité extrêmement claire" du régime syrien.

La Russie, fidèle alliée de Damas, a en revanche dénoncé ce rapport et réclamé le retour de la mission en Syrie pour enquêter sur d'autres attaques présumées dont elle accuse les rebelles.

Inventaire rendu dans les temps

L'attaque du 21 août avait conduit Washington à menacer Damas de frappes militaires, une action finalement repoussée sine die après l'engagement du régime syrien à démanteler d'ici la mi-2014 son arsenal chimique aux termes d'un accord conclu le 14 septembre entre Moscou et Washington.

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