Les islamistes égyptiens appellent à de nouvelles manifestations

Les islamistes égyptiens ont appelé à des manifestations au lendemain de l'évacuation houleuse d'une mosquée du Caire où étaient retranchés des centaines de manifestants. Cet appel fait craindre de nouvelles violences après quatre jours de heurts qui ont fait plus de 750 morts.

Au total, 385 personnes qui se trouvaient à l'intérieur de la mosquée Al-Fath, évacuée samedi par les forces de l'ordre après une nuit de siège, ont été arrêtées, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Depuis vendredi soir, décrétée journée "de la colère" par les pro-Morsi, de nombreux manifestants, dont des femmes, s'étaient réfugiés dans la mosquée. Plus d'un millier s'y trouvaient toujours quand la police est intervenue, selon les Frères musulmans.

Appel à la retenue

Dans ce contexte, le serétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé samedi à la fin des manifestations violentes en Egypte et dénoncé "un usage excessif de la force" de la part des autorités. Il a jugé inacceptables les attaques contre les églises, les hôpitaux et d'autres bâtiments publics.

"Quels que soient les griefs, il n'existe aucune justification pour la destruction d'infrastructures et de bâtiments aussi importants pour l'avenir de l'Egypte", a-t-il souligné. Pour Ban Ki-moon, "la plus haute priorité dans cette dangereuse période" doit être d'empêcher qu'il y ait d'autres victimes en Egypte.

Le secrétaire général de l'ONU a également lancé un appel aux autorités et aux dirigeants politiques "pour qu'ils adoptent un plan crédible afin de maîtriser les violences et relancer le processus politique mis à mal par la violence".

Londres condamne

Même son de cloche du côté de Londres, où le ministre des affaires étrangères William Hague s'est exprimé samedi après un entretien téléphonique avec son homologue égyptien. M. Hague a condamné les violences en Egypte, tant du côté de la police que des manifestants. Il a également dénoncé les attaques "inacceptables" contre des mosquées et des églises.

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